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JOURNAL INTER – ECOLE PRODEVA – NUMERO 7

Avril 08


‘’A L’ERE DU CHANGEMENT’’


SOMMAIRE

  • Editorial

  • Vie des programmes

  • Coin de la Culture

1.- Bilan sommaire de 15 années d’activité du programme agricole de PRODEVA

2.- Haïti : ‘’une culture populaire vivante et prometteuse’’

3.- La mangue francique : une des spécificités d’Haïti et une denrée pour la commune d’Ennery

  • Coin des enfants

1.- Communauté enneroise

2.- Culture de la tomate à La Rivière

3.- La vie de certaines femmes à Camarthe

4.- La faim à Ennery

  • Coin de savoir plus…

Le savez-vous ?

  • Coin de jeux et de blagues

1.- Le totalidem

2.-Mots croisés

  • Proverbes

  • Coin des photos







VIE DES PROGRAMMES


SCOLAIRE
Tout au long du deuxième trimestre scolaire, période allant de janvier à mars, le Programme Scolaire, comme d’habitude, a déployé tous ses efforts pour accompagner tous ceux impliqués dans le processus enseignement / apprentissage dans sa sphère d’action afin de donner aux enfants une éducation de qualité. Parmi les différentes activités réalisées pendant le trimestre, quatre attirent particulièrement notre attention :
* Par mesure de sécurité, une partie de la clôture de la cour de l’Ecole de Mercredi a été réalisée avec les moyens du bord par l’entremise des parents. Cette initiative a été prise par eux-mêmes et, c’est un signe flagrant qui encourage, encore plus, la Direction du Programme à continuer à les sensibiliser sur leur implication dans la vie de l’école.

* En dépit des contraintes économiques, la journée du Carnaval des étudiants, le 1er février 2008, n’a pas été dans l’ombre pour les élèves du collège et des AEPE. Malgré leurs faibles moyens et une participation restreinte de la direction du programme, ils ont pu réaliser une belle journée socioculturelle à la satisfaction de tout le monde.
* Dans le but d’aider les enfants à se familiariser avec le modèle d’examens officiels, le Ministère de l’Education Nationale via le Bureau du District Scolaire d’Ennery (BDSE) à organisé un pré-test. Ainsi, les soixante-douze (72) élèves du CEP de notre réseau ont pu participer normalement. Malheureusement, les résultats ne sont pas encore proclamés, qui permettront de jauger la capacité de nos élèves.

* Compte tenu du rapprochement des évaluations mi-trimestrielles et celles de Pâques, la Direction a jugé nécessaire d’abandonner la mi-trimestrielle. Les évaluations pascales ont été administrées dans la période du 3 au 7 mars 2008. Les résultats ont connu une baisse par rapport au premier trimestre. De 64, 92 % au premier trimestre, le taux de réussite est passé à 60, 92% au cours du second trimestre. De ce fait, toute l’équipe a redoublé d’ardeur pour pouvoir compenser cette baisse à travers les évaluations de fin d’année scolaire.
Que le dernier trimestre de l’année académique 2007- 2008 soit porteur de joie pour les enfants, les parents, les instituteurs et que la joie de ces catégories susmentionnées soit aussi la nôtre.

Ernst PAULEMON

Responsable du programme Scolaire
SANTE SCOLAIRE

Dans les écoles de PRODEVA et dans plusieurs autres écoles cibles, les élèves bénéficient chaque jour des conseils sur la santé en vue de les aider à mieux vivre. Donc, un professeur formé par école est responsable de préparer et d’animer les séances éducatives.
Avant la fin de l’année scolaire, au Centre d’Education Communautaire (CEC), une troisième journée de formation a eu lieu pour 18 professeurs. Lors de cette formation, les thèmes suivants ont été partagés : hygiène corporelle, hygiène de l’eau et planning familial. A la fin de la journée, ils ont reçu des certificats de participation.
Micheline JB. DONNE

Responsable du programme Santé Scolaire


AEPE


1999 marque l’année de naissance des Ateliers professionnels (AEPE). En cette 195e année de notre Indépendance, la Direction exécutive de PRODEVA appuyée par son Conseil d’Administration avait alors présenté sur les fonds baptismaux sa nouvelle progéniture : AEPE, un Centre de formation en Mécanique Générale faisant le jumelage entre la formation et la production. De 1999 à 2008, neuf (9) années se sont écoulées et les AEPE continuent leur route en quête d’excellence, accumulant de bons moments  : la sortie de trois (3) promotions, l’exécution de plusieurs contrats de production pour d’autres ONG, l’Etat et des particuliers, l’organisation de formation pour d’autres institutions (Care des Gonaïves, EPDL de Gros-Morne etc.), et aussi de mauvais moments comme par exemple : les cambriolages de son laboratoire d’informatique entraînant du même coup l’arrêt de cette formation pour les jeunes filles, l’attente de sa licence de fonctionnement auprès de l’Institut National de Formation Professionnelle (INFP) etc.
Conscients de leur mission et voulant faire mieux et plus dans le cadre de la formation professionnelle, les AEPE se sont dotés depuis la fin de l’année 2007 d’un nouvel atelier, toujours avec le même jumelage formation-production. Ce nouvel atelier vient apporter un souffle nouveau aux AEPE car il lui permet de desservir une autre composante de la population : les femmes, bien que les hommes ne soient pas exclus. Cet atelier, depuis la fin du mois de février dispense une formation en perfectionnement pour les artisans tailleurs-couturières de la Commune d’Ennery. Nous espérons qu’il aura le même rayonnement que les autres ateliers des AEPE.

Coby DERONETTE

Responsable des AEPE



COIN DE LA CULTURE

COIN DE LA CULTURE



Bilan sommaire de 15 années d’activité du programme agricole de PRODEVA.
Prodeva vient de clore, fin février 2008, trois projets agricoles, dont deux projets en arboriculture fruitière et un projet à caractère environnemental, mettant ainsi fin à une suite de projets ayant jalonné les 15 années d’existence de l’association.
En effet, PRODEVA, créée avril en 1993, relayant les activités d’Inter Aide sur le terrain, a d’emblée pris en charge le programmes agricoles en exécution. Il s’agissait alors de projets de repeuplement porcin, de reboisement, d’introduction et de promotion de cultures maraîchères dans les mornes de Puilboreau et de Marmelade. Ce groupe de projets, financé par un consortium de bailleurs composé de PARTAGE et de l’Union Européenne, est arrivé à terme en 2002. En 1995, Prodeva, dans la foulée, a pu lancer, sur son propre initiative, un paquet de projets sur la section communale de Bayonnais. Ces projets visaient l’intensification agricole dans la zone et l’aménagement du sous-bassin versant surplombant les périmètres irrigués par la plantation de citronniers et la correction des ravines. Ce bouquet de projets a été financé par l’Union Européenne, via l’Ordonnateur National et l’unité de gestion UTR. A compter de 1999, PRODEVA s’est activée à impulser le développement de la filière mangue francisque dans les communes d’Ennery, de Saint-Michel, de Terre Neuve et de la section communale de Bayonnais. Pour ce faire, Prodeva a mis en branle une suite de 3 projets arboricultures fruitières qui s’étendait sur une période de 8 ans, dont un premier projet de 3 ans (1999-2002) et les deux autres chevauchent la même période (2004-2008). L’ensemble de ces projets visait à rentabiliser le manguier francique en augmentant le peuplement par le greffage, en apportant une solution aux problèmes fondamentaux liés aux techniques de la collecte, à la commercialisation et à la transformation de la mangue.

Les résultats de ces projets, pour certains, ont été établis par des évaluations externes et pour d’autres non. Le projet de repeuplement porcin a pu distribuer plus d’un millier de porcelets dans les départements de l’Artibonite et du nord ouest et recapitaliser les groupes cibles du projet. Aujourd’hui, plus de 15 ans après la mise en œuvre du projet reboisement, nombreux sont les ménages qui tirent un revenu de la production de gaules en s’inscrivant dans la logique de la production de bois comme activité génératrice de revenu. La culture du chou pommé, de la cive et du poireau indigènes est définitivement entrée dans les pratiques des ménages de la zone ciblée. Le chou pommé occupe actuellement la place numéro 1 dans la panoplie des cultures pratiquées dans la zone, reléguant le haricot au second plan. Le projet d’intensification agricole à Bayonnais a permis d’améliorer sensiblement le rendement de la culture du riz, du haricot et du sorgho selon les évaluations de l’UTR. Pour ce faire, Prodeva a réhabilité 10 périmètres irrigués, totalisant 800 ha, sur lesquels les techniciens ont introduit de nouveaux itinéraires techniques et permis à une nouvelle classe d’agriculteurs de pratiquer des cultures à forte marge brute, plus rémunératrice, comme les cultures maraîchères, grâce à l’application de nouvelles techniques et à l’approvisionnement régulier d’intrants via une boutique d’intrants agricoles gérée par les producteurs.

Le projet aménagement des versants à Bayonnais a pu ériger plus de 900 seuils en pierres sèches au travers des ravines et transplanter plus d’un millier de citronniers. Les communes d’Ennery, de Saint-Michel et Terre Neuve ont bénéficié des projets arboricultures fruitières : une unité de pré conditionnement de mangues chacune et équipements de collecte. Un total de 120,000 manguiers tout-venant a été transformé en manguier francique sur l’ensemble de la période. L’exportation de mangues franciques fraîches d’Ennery vers la capitale a culminé à hauteur de 60 000 douzaines/an. Il convient de noter que le prix de la dz de mangues est passé, sur l’étendue de la période, de 6 à 54 gourdes/dz.

Il est intéressant de noter l’augmentation des revenus qui suit les résultats obtenus sur le terrain grâce à l’appui techniques des cadres et les structures communautaires qui se les approprient. Ces structures, des comités et coopératives, représentent de plus une garantie pour la viabilité des projets.

En termes de perspectives à très court terme, Prodeva suppute la chance d’être sélectionnée pour l’obtention d’un projet de transformation de fruits, s’inscrivant dans la logique des projets arboricultures fruitières exécutés antérieurement. Sur le plan de sa politique institutionnelle, Prodeva souhaite, à moyen et à long termes, travailler plutôt dans des filières et faire partie de consortium d’ONGs intervenant sur des projets ayant au moins une envergure communale et pouvant faire un impact significatif sur le revenu des bénéficiaires et l’environnement.

Rostant SALVANT

Responsable projet agricole
Haïti : ‘‘Une Culture Populaire Vivante et Prometteuse…’’ (Souvenance)
Vodou, catholicisme ou plus précisément syncrétisme, carnaval et champêtre, c’est le même chaînon qui maintient vivant la culture populaire nationale. En effet, partout dans le pays, la période de pâques amène des activités de toutes sortes. Ainsi, ils étaient des dizaines de milliers au festival de Rara à Paillant, dans les hauteurs de Miragoâne, chef lieu du département des Nippes ; presque autant au pèlerinage du Vendredi Saint sur la Colline de Ganthier, région nord de la capitale en direction de la frontière, et aussi des milliers à Souvenance, temple du vodou qui fait l’objet de notre sujet.

Dans l’Artibonite, plus précisément au nord des Gonaïves, on retrouve trois ‘’ Lakou’’ traditionnels de vodou : Soukri – Badjo – Souvenance, ce dernier est le plus important vu son existence et son histoire qui remontent au temps de l’esclavage.
Le vodou, âme de notre culture, est composé de plusieurs rites tels que : Congo, Gadanmine, Dahomey etc. Cependant, Souvenance adopte seulement le rite dahoméen. Considéré comme tel, le ‘’Lakou’’ a une société propre qui ne fait exception à personne dans le choix de ces membres, c'est-à-dire, n’importe qui peut être adhérant de cette société. D’où, elle porte le nom ‘’Belle Etoile’’ et ses principaux membres ‘’Hounsi’’ avec de différents grades dépendant des services rendus ou sous la nomination d’un Lwa. La société est divisée en deux grands groupes : les chasseurs, les enrôlés ou tout au moins les anciens et les grenadiers. Chacun de ces groupes a un chef principal et ces chefs sont guidés par le serviteur. Ce dernier est nommé à vie par des esprits et a le droit de choisir son cabinet. À remarquer, dépendant de leur appartenance, ils ne peuvent pas assister à certaines cérémonies. Par exemple, le bain rituel après l’immolation du bœuf (la photo illustrant le texte) et la cérémonie dans la chambre du ‘’Soba’’ qui se trouve en arrière du grand péristyle (la photo de l’ancienne correspondance) étaient réservés aux chasseurs.

Vêtus de blanc, en habits rituels, comme le veut la tradition, les pèlerins se rassemblent pour fêter les jours de Pâques dans l’union et dans la fraternité. Ce qui attire l’attention, c’est le déplacement en foule de ces gens venus partout de la diaspora et dans tous les coins et recoins du pays avec les choses promises après l’accomplissement de leurs vœux.
Vendredi Saint, au soir, la fête commence avec une veillée ordinaire dénommée ‘’Veye Bondye’’ ou ‘’veillée du Christ’’ où l’on chante des cantiques et récite des prières appropriées et l’on sert du café, du thé, du tafia etc. La journée du samedi est dénommée ‘’journée de décor et de préparation’’ tandis que celle du dimanche, ‘’journée de la grande cérémonie’’. Les cérémonies ne se déroulent pas seulement dans la chambre du Soba et du péristyle mais aussi sur la cour qui prend le nom de ‘’poste à poste’’ c'est-à-dire à tous les milieux réservés à un esprit. Suivant l’esprit qui l’habite, on tue des volailles, des animaux, des crustacés, etc. Par exemple, Poste ‘’Paren’n legba’’ ou ‘’parrain Legba’’ (lieu de tout commencement d’une cérémonie), poste Ogou (lieu où l’on immole le bœuf, le dernier animal tué de la fête). Ce qui attire l’attention de tous, c’est la punition attribuée à quiconque pour la désobéissance d’un esprit ou pour la violation d’une des lois régissant au bon déroulement de la fête. À ce moment-là, seul le serviteur pourra enlever cette sanction qu’on surnomme ‘’SEPTE’’. Nul n’est exempt de cette punition, même le serviteur. Il se manifeste de plusieurs façons, soit en croisant les bras ou les pieds tout en chantant pour se diriger vers le poste ou l’habitat de l’esprit qui donne la punition pour enfin s’arc-bouter contre les racines de l’arbre. Le pire, si l’un des membres de la société ou un fervent pèlerin refuse de participer à cette fête, pour une raison ou pour une autre, il risque d’être puni là où il se trouve. Dans ce cas, on dit qu’on arrête la personne en question afin de l’emmener à la fête. Il faut dire qu’elle a toute sa lucidité car elle n’est pas hantée par aucun esprit.

Enfin, c’est une réjouissante fête pour tous les pèlerins de cette cour à la période de Pâques.

Mercelène GENESSE

Magasinière aux AEPE
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