De l’À peu prèS À la calomnie : dix ans de contre-vérités sur l’enseignement des sciences économiques et sociales








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DE L’À PEU PRÈS À LA CALOMNIE : DIX ANS DE CONTRE-VÉRITÉS SUR L’ENSEIGNEMENT DES SCIENCES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES

Les « sciences économiques et sociales » ont à peine quarante ans mais ont connu une existence houleuse et pour le moins agitée. Elles furent remises en cause dès 1980 alors qu’elle n’avait guère plus de dix ans. Durant les quinze années suivantes, leur vie fut relativement calme ; il y avait bien un article très critique ici ou là mais çà ne se produisait que tous les trois ou quatre ans et il n’y avait là rien de bien inquiétant. Un premier virage fut pris au milieu des années 90 quand la critique des manuels de « sciences économiques et sociales » devint un marronnier très prisé de certains journaux ; les enseignants s’attendaient alors à devoir chaque année prendre la plume pour contester tel ou tel article. Le professeur de S.E.S. un peu engagé dans sa discipline commença alors à s’inquiéter sérieusement et acquit une réputation de « paranoïaque » auprès de ses collègues d’autres disciplines qui s’amusaient de sa capacité à voir des agressions partout. Mais même ces collègues commencèrent à changer d’avis vers 2008. Que s’était il passé ? Les critiques prirent un tour nouveau et très agressif, nous faisant passer de marronniers désagréables à une véritable entreprise de destruction d’une discipline. Mais s’il y a « entreprise » qui sont les « entrepreneurs » ? C’est à la présentation d’un véritable travail de lobbying que nous vous invitons en retraçant « dix ans de contre-vérités sur l’enseignement des sciences économiques et sociales ».
1998-2008 : DE MARRONNIER

EN MARRONNIER.

ON N’EST JAMAIS TRAHI QUE PAR LES SIENS : L’ÉPISODE DE L’EXPANSION.
Bien qu’il y ait déjà eu des critiques, cet article paru dans l’Expansion du 19 Février 1998 peut être considéré comme le premier d’une longue série. La critique avait paru honnête à de nombreux professeurs de SES même si on trouvait de curieux commentaires comme : « En somme, résume avec brutalité un professeur d’économie d’une grande école, on apprend aux lycéens que les lois du marché sont le masque d’une idéologie au service des puissants, que l’intervention des Etats est indispensable, que la crise est le corollaire normal du capitalisme, et que les prétentions de l’économie au statut scientifique sont très suspectes ! »

Il semble curieux que l’appréciation d’un programme soit faite par un professeur anonyme d’une grande Ecole qui n’a peut-être jamais enseigné en lycée. Mais passons !
En revanche, les intertitres et les encadrés étaient assassins. Celui-ci est typique :

« L’étude de l’économie est délaissée : de moins en moins de bacheliers, tous bacs confondus, s’inscrivent en sciences éco. Et le bac ES (section économique et sociale) est en crise : seuls 17 % des bacheliers ES se retrouvent effectivement dans les filières économiques de l’université. »

A priori, on pourrait penser que ce résultat illustre plus un échec de l’enseignement supérieur que de la filière E.S. Parlerait-on d’échec de la série scientifique en s’appuyant sur le faible pourcentage de bacheliers S faisant polytechnique ou entamant des études de médecine ? Ce qui frappe d’ailleurs, c’est la faute de raisonnement de base de ce journaliste (faute de lecture basique de pourcentage que nous tentons de combattre dans nos cours : en effet en 2006 seuls 8,9% des bacheliers ES vont en licence économie-gestion mais les bacheliers ES représentent 45,1% des étudiants en licence économie-gestion, contre 22,7% pour les bacheliers S et 1,3% des bacheliers L, le reste étant constitué de bacheliers technologiques et professionnels et d’étudiants étrangers (source MEN).

Enfin, notre programme était présenté ainsi : « Mais le programme définit une économie « vue par les sociologues », et, sur le fond, très inspirée par la tradition keynésienne ».

C’est oublier que le programme officiel à l’époque prévoyait explicitement l’étude de plusieurs grands auteurs en économie : Adam Smith, Karl Marx (mais vu sous l’angle de ses travaux sociologiques), David Ricardo, J.M. Keynes, J. Schumpeter et Milton Friedman (ce dernier a disparu des programmes depuis). Si on compte bien cela fait quatre auteurs classés généralement parmi les libéraux sur un total de six auteurs. Effectivement, la balance n’est pas très équilibrée, mais pas dans le sens supposé par l’Expansion.

A la suite de nombreuses lettres de protestation, l’auteur de l’article, Gérard Moatti, a adressé un mot d’excuse où l’on peut lire ceci :

« En particulier, le fait qu’une minorité d’élèves de la filière ES poursuive des études supérieures en science-éco ne signifie nullement que la filière soit « dans l’impasse », comme l’indique l’un des encadrés(…) De fait, cet article a été « édité » (titre, chapeau, intertitres, encadrés , légendes) à un moment où ses auteurs étaient absents de Paris, d’où ce malentendu et ce décalage-regrettables, je l’avoue »

« Il est exact que l’entreprise est étudiée dans la filière ES – mais davantage en première qu’en terminale, à en croire les programmes. Or les sujets du Bac portent surtout sur le programme de terminale, sur lequel se concentrent bien naturellement les efforts des candidats ».
LE MAGAZINE « CAPITAL » ET DE L’USAGE DU « ON DIT » ET DE L’A PEU PRES.

Si cet article de l’Expansion peut être considéré comme précurseur, l’article issu du magazine « Capital » du 22 Juin 1999 et titré « L’économie au lycée, çà craint ! », mérite l’appellation de « mère de toutes les critiques » tant il apparaît comme fallacieux et manipulateur. Tout commence dès le sous-titre : « Programmes indigestes, profs mal formés, faible niveau des élèves qui ont choisi cette discipline », et un des intertitres déclare : « Des programmes inadaptés, des profs complexés, des débouchés aléatoires ... Autant de maux qui accablent la série ES ». Difficile pour un « petit prof » de se relever de tels propos. Fort heureusement, l’auteur de l’article, Hervé Jannic, use plus de l’insinuation que de l’argumentation. Passons sur le fait qu’il débute par une erreur pardonnable :

« Il a d’ailleurs fallu attendre 1966 pour que cette discipline soit officiellement reconnue, mais en n’étant obligatoire qu’à partir de la première et en restant cantonnée dans une filière créée pour la circonstance, la série B ». La discipline était enseignée dès la seconde dans une filière nommée « AB » ouvrant soit sur la filière B soit sur la filière G.

Pour le reste, qu’on en juge : « Justifiés ou non, au moins trois reproches visent la série ES. D’abord, le faible niveau des élèves qui l’ont choisie. Ou plutôt qui s’y retrouvent parce qu’ils ne brillent ni en sciences ni en lettres. « La plupart sont là faute de mieux », soupire un professeur d’économie ». « Justifiés ou non » : apparemment, l’auteur ne s’inquiète pas de savoir si les reproches sont justifiés, nous ne sommes pas loin de la rumeur malveillante.

Puis : «  Le deuxième reproche s’en prend au contenu de l’enseignement, qualifié par un inspecteur d’académie de « mauvais potage fait d’abstractions indigestes et de bavardages superficiels ». Qui est cet inspecteur anonyme ? Et inspecteur de quelle discipline ?

Egalement : « Le troisième, le plus grave, dérive des deux précédents : manquant de bases solides, la plupart des bacheliers ES n’ont aucune chance d’intégrer une grande école de gestion et risquent même de décrocher vite dans une fac de sciences éco. » La consultation des données statistiques fournies plus bas permet de faire un sort à ces propos.
L’usage de la contradiction n’émeut pas non plus notre journaliste. Ainsi, il écrit  :  «Aujourd’hui, les débats continuent en interne, mais les partisans d’un enseignement à forte coloration théorique l’ont manifestement remporté (lire l’encadré page suivante) ».

Puis, quelques pages plus loin, parlant des bacheliers ES qui tentent une première année en faculté de sciences économiques : « En fait, rares sont les bacheliers ES - seulement 10% d’une promotion - qui tentent encore l’aventure. Les autres ont compris qu’ils n’avaient rien à faire dans ces facultés où, sélection oblige, l’enseignement est théorisé à l’extrême. Heureusement, les facultés commencent à mettre de l’eau dans leur vin. »

Malheur ! nous avons beau fait un cours théorique, nous ne sommes pas encore suffisamment théoriques pour l’université.

Enfin : «Significatif : l’entreprise est pratiquement ignorée ». Eternel refrain dont nous verrons la valeur…

LES DOUX TEMPS PASSÉS DE LA CRITIQUE RITUELLE.


Nous avons eu dans cette période notre lot d’articles plus ou moins bien informés et malveillants qui, périodiquement (environ une fois par an) accusaient les enseignants de sciences économiques et sociales d’être des sous-marins de l’association Attac (B. Neumann : « Les hussards noirs d’Attac » - L’Expansion du 26/12/2005 ou A. Mathieu : « Les manuels d’économie en terminale – Le programme d’Attac » - Société Civile n°33 – Février 2004) ou plus simplement d’être « anti-libéraux » (Laure Dumont avec Sandrine Prod'homme : « L'étrange myopie des manuels d'économie » -  01/09/2002  - L'Expansion ) ou encyclopédiques (« L’enseignement encyclopédique du secondaire » - Le Figaro du 10 Juin 2002). Il nous suffisait alors de prendre la plume pour protester et espérer voir notre lettre passer dans le courrier des lecteurs du journal en question…rien de bien astreignant au regard de ce qui se passera par la suite.
LE CAS LUC FERRY : LA MEMOIRE DE L’AVENIR.
Les critiques ne se limiteront pas à ce type d’articles : ainsi les propos de monsieur Luc Ferry, dans le numéro de l’Expansion du 1er Juin 2006, sont étonnants par leur inexactitude où, en réponse à la question :

« Est-il possible de réconcilier l'école et l'entreprise quand une grande partie de l'enseignement est hostile à l'économie de marché ?

Il déclare :

« Les programmes d'économie me semblent, en effet, hors du monde, bourrés d'idéologie. Je n'ai pas réussi à les changer autant que je l'aurais voulu, mais j'y ai quand même introduit des notions aussi extravagantes qu'« entreprise » ou « marché », qui étaient absentes des textes avant mon arrivée. » (LUC FERRY : Les jeunes m'effarent par leur conservatisme - Propos recueillis par Bernard Poulet – l’Expansion du 1er Juin 2006 -  -  01/06/2006  - L'Expansion)
Or, il est facile de voir que les thèmes de l’entreprise et du marché sont présents dans les programmes des sciences économiques et sociales et ce dès leur origine. Pour preuve, l’encadré ci-dessous :

PROGRAMME
CLASSES DE PREMIERE B

Quatre heures

LA VIE ECONOMIQUE ET SOCIALE DE LA NATION

Introduction
Les agents de l'économie.
Eléments d'analyse sociale (vocabulaire, méthodes élémentaires).

I. L'entreprise
1° Les problèmes économiques de l'entreprise : les facteurs de production et  leur  combinaison;  l'équilibre  de  l'entreprise.  comptes  d'exploitation. résultats et bilan.
2° Les différentes formes d'entreprises : statut juridique et dimension.
3° L'organisation de l'entreprise et ses problèmes humains.

L’entreprise apparaît bien comme le premier chapitre du programme de première B ; j’ai oublié d’indiquer la date ; voyez ci-dessous :
A compter de la rentrée 1967. l'enseignement de l'instruction civique sera donné dans le cadre du programme d'initiation aux faits économiques et sociaux dont l'horaire global est porté à 4 heures 30.

Et oui ! Il s’agit des programmes d’origine de l’année 1967. Mais on peut excuser monsieur Ferry qui, né en 1951, n’avait alors que 16 ans (l’âge pour entrer en première justement) ou bien admirer sa précocité puisqu’en toute logique, on doit tirer de ses propos qu’il a été nommé ministre de l’Education Nationale avant même sa majorité.

Et le marché, me direz-vous ?
Il était abordé dans la troisième partie du même programme de première.
III. L'économie nationale
A. La monnaie et les institutions financières.
1°Création. Formes et fonction de la monnaie.
2° Crédit et système bancaire
B. La production et sa répartition.
1° Composition et évaluation du produit national; le revenu national et sa répartition.
2° La formation des différents revenus  (salaires, bénéfices. etc.); la redistribution des revenus.
C. Mouvements et équilibres économiques.
1° Les marchés et les prix : notions sommaires sur la formation des prix; types de marché et types de prix; les mouvements des prix.


Mais peut-être Mai 68 ou le socialisme au pouvoir sont ils passés par là et auraient jeté l’entreprise aux oubliettes ? Examinons les programmes du début des années 1980.

Programmes officiels. Arrêtés du 26/01/81 et du 9/03/82

Classe de Seconde
OPTION « INITIATION ÉCONOMIQUE ET SOCIALE"
(Deux heures hebdomadaires)

I

Récapitulation et mise en ordre des connaissances acquises, permettant de situer l'économie et la société françaises, dans leur état actuel par rapport aux principales formes d'organisation économique et sociale passées et présentes et de rappeler la notion de circuit économique

II

La population active (définition et mesure, répartition par secteurs, évolution). Les catégories socio-professionnelles.

L'entreprise, productrice de biens et de services :
La diversité des entreprises, selon la nature de leurs activités, leur statut, leurs dimensions.
Le fonctionnement de l'entreprise.
L'organisation du travail et les problèmes sociaux dans l'entreprise

L’entreprise est remontée d’un cran. On ne l’enseigne plus en première mais en seconde (rappelons qu’à l’époque, tous les élèves de seconde générale doivent suivre cet enseignement, ce qui n’est le cas aujourd’hui que de pour 43,3% d’entre eux).

Et le marché ? Il est enseigné en classe de première et ce, de manière assez approfondie.

CLASSE DE PREMIERE B
(Horaire hebdomadaire trois + une heure)

Economie et société française

L'étude de ce programme sera conduite de façon à mettre en valeur les liens d'interdépendance qui unissent les réalités économiques. sociales, politiques sur lesquelles il porte.

II. STRUCTURES ET MÉCANISMES ÉCONOMIQUES

1. Description et mesure des activités macro-économiques et micro-économiques : Principes et présentation simplifiée de la comptabilité nationale (secteurs institutionnels, opérations, agrégats, tableau économique d'ensemble);
Présentation simplifiée des comptes d'entreprise.
2. Analyse structurelle de la production : branches, secteurs, filières;  stratégies d'entreprise.
3. La monnaie création, formes, fonctions; le rôle des banques.
4. Marchés et prix.
5. L'échange international.
2007-2008 : L’ANNEE DE TOUS LES DANGERS POUR LES SCIENCES ECONOMIQUES ET SOCIALES .
L’année 2008 restera dans la mémoire collective des professeurs de sciences économiques et sociales pour deux raisons : premièrement, elle s’ouvrira sur le « scandale Kerviel », premier d’une série touchant le monde de la finance et annonciateur de la crise dont on se demande si elle sera la plus grande depuis 1929 ou la plus grande tout court. Deuxièmement, les professeurs de SES n’auront jamais connu une telle série de remises en causes puisqu’il n’y aura pas moins de quatre rapports sur cet enseignement entre Septembre 2007 et Juin 2008.
MONSIEUR DARCOS ET L’HORREUR DES CHIFFRES.

A tout seigneur, tout honneur : en Septembre 2007, Xavier Darcos, ministre de l’Education Nationale, tient d’étranges propos sur la filière ES «aux débouchés incertains» (Droit, sociologie, psychologie), propos entièrement remis en cause par les données statistiques officielles de son propre ministère : ainsi, les élèves de ES allant en Droit (15,6%), sociologie (2,3%) et économie (13,6%) ne représentent pas l’essentiel des bacheliers ES puisque 68,5% des bacheliers ES font autre chose que les licences pré-citées (données 2006 du MEN).

Par ailleurs, 62,5% d’entre eux poursuivent des études supérieures longues, 25% des études supérieures courtes (IUT, BTS, Ecoles spécialisées) ; enfin, ils représentent 12% des entrants en classes préparatoires (dont la majorité, les classes préparatoires scientifiques ne leur sont pas accessibles) ainsi que 44% des entrants dans les grandes écoles de commerce,

Pour finir, leur réussite en Licence n’a rien à envier à celle des autres bacheliers : 74,9 % des bacheliers ES réussissent leur licence sans redoubler, contre 70,4 % des bacheliers S et 69,8 % des bacheliers L.

Enfin, soulignons que si les bacheliers de la série ES représentent une faible proportion des élèves des classes préparatoires (13,6 %), c'est avant tout parce que les deux tiers des effectifs de ces dernières vont dans des formations destinées "par nature" aux bacheliers S. Mais si on se limite aux seuls classes préparatoires économiques et commerciales, on s’aperçoit que les bacheliers ES représentent alors 44 % des entrants !
PROBABILITE DE REUSSITE EN LICENCE POUR UNE COHORTE SELON L’ORIGINE SCOLAIRE (en % - France entière)


BAC

REUSSITE EN 1 AN

REUSSITE EN 2 ANS SANS REORIENTATION

REUSSITE EN 2 ANS AVEC REORIENTATION

ENSEMBLE

L


69,8

8,4

1

81,1

ES


74,9

7,8

0,7

84,8

S


70,4

10

0,9

83,2

BAC GENERAUX


71,5

8,8

0,9

82,9

BAC TECHNO


54,5

11,8

0,7

70,3

BAC PRO


55,2

13,3

0,4

65,1

ENSEMBLE


66,1

9,5

0,8

78,2


Lecture : 69,8 % des titulaires d’un baccalauréat littéraire inscrits pour la première fois

en licence en 2001 obtiennent leur diplôme en un an ; 8,4 % l’obtiennent à l’issue d’une année supplémentaire, sans réorientation, et 1,0 % après réorientation

(source : l’état de l’École n° 16 [édition 2006)


Probabilité de réussite en IUT d’une cohorte d’étudiants selon l’origine scolaire

métropole + DOM, en %


BAC

REUSSITE EN

2 ANS SANS REORIENTATION

REUSSITE EN

2 ANS AVEC REORIENTATION

REUSSITE EN

3 ANS SANS REORIENTATION

REUSSITE EN

3 ANS AVEC REORIENTATION

ENSEMBLE

L


71,3

0,5

4,7

0,5

77,1

ES


75,9

0,7

4,8

1,3

82,7

S


71,2

0,7

8

1,9

81,7

BAC GENERAUX


72,7

0,7

6,8

1,6

81,7

BAC TECHNO


54,3

0,5

10,5

1,4

66,7

BAC PRO


38,3

0,1

9,3

0,1

47,8

ENSEMBLE


67

0,6

7,9

1,5

77
Lecture : 71,3 % des titulaires d’un baccalauréat littéraire inscrits pour la première fois en IUT en 2001obtiennent le DUT en deux ans, sans réorientation, et 0,5 % après réorientation. À l’issue d’une année supplémentaire, les taux sont respectivement de 4,7% et 0,5 %. Cumulées sur trois ans, leurs chances de réussite sont de 77,0 %.

(source : l’état de l’École n° 16 [édition 2006])

Répartition des entrants en première année de classes préparatoires

en 2002-2003 selon l’origine scolaire

BAC

S

ES

L

ENSEMBLE

Economique et commerciale voie scientifique

97,3

2

0,1

99,4

Economique et commerciale voie économique

8,3

90,2

0,8

99,4

Ens cachan D1 (Eco Droit)

19

69,8

8,7

97,6

ENS Cachan D2 (Eco Méthodes)

36,6

54,5




91,2

TOTAL ECONOMIQUE ET COMMERCIAL

50,7

41

1




Lettres

17,9

17

64,5




Lettres sciences sociales

59,5

32,2

7,8




Saint Cyr

24,5

12,2

63,3



















TOTAL LITTERAIRE

23,1

18,7

57,6




TOTAL CPGE

72,2

12,8

10,1





(Source : NOTE D’INFORMATION 03-29 Mai)

UN INSTITUT DE SONDAGE EN VOGUE A L’ASSAUT DES SCIENCES ECONOMIQUES ET SOCIALES.

Au même moment, monsieur Lanxade, président de la jeune association « Positive entreprise », publie un rapport sur l’enseignement de l’économie au lycée. D’après lui, « Les jeunes mesurent un profond décalage entre leur génération et les attentes du monde de l’entreprise. À 55%, ils jugent l’école responsable de ce fossé. Tel est le résultat du sondage Positive Entreprise – Opinion way publié en juin 20071. Tout cela laisse penser que les solutions d’améliorations doivent se concentrer sur le projet pédagogique de l’école ainsi que sur le discours et les actions que les entreprises doivent tenir à l’égard des jeunes générations ».
Et, bien entendu, ce serait l’enseignement de l’économie au lycée qui serait responsable de cet état de fait.

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