Journal du Palais – 16 mai 2005








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Journal du Palais – 16 mai 2005




Bénédicte Nastorg :

La petite sirène de l’Yonne




Débarquée dans l’Yonne en 1999 un peu par hasard, cette jeune Romaine bardée de diplômes a transformé le Comité départemental de Tourisme (CDT) en une véritable entreprise au service de l’économie de la Bourgogne septentrionale.

Rome, fin des années 70. La petite Bénédicte, fille du diplomate Jean-Pierre Nastorg, flâne entre la Villa Borghese et la piazza del Popolo en sortant du lycée français où elle côtoie notamment la petite Chiara Mastroïanni. C’est le temps du bonheur, du soleil, de la villa d’Ostie aux cyprès battus par le vent de la mer. Le temps des atlas que l’on feuillette en rêvant de voyages, des virées familiales en bateau et de la plongée sous-marine dans la Grande Bleue.

Une vraie passion, la plongée ! Au point que Bénédicte s’oriente, après un bac scientifique, vers la biologie sous-marine. Déception : passer ses journées dans un laboratoire à agiter des éprouvettes, non merci. A la fac de Nice, Bénédicte opte pour un autre grand large : le tourisme, la géographie, l’aménagement du territoire, la gestion hôtelière. Jusqu’au DESS. Le tout allié à la pratique de quatre langues. Chez les Nastorg, on ne part pas faire du tourisme sans un solide bagage.

Un stage d’aménagement touristique à Vence, la gestion d’un hôtel 3 étoiles à Limoges, et c’est la Bourgogne qui, un jour, frappe à la porte : début janvier 1999, le département de l’Yonne cherche un responsable pour animer son service Loisir Accueil. Le CV de Bénédicte Nastorg impressionne. Au bout de trois mois d’essai, le président du Conseil général, Henri de Raincourt, et son vice-président Hubert Moissenet lui proposent de diriger le Comité départemental de Tourisme (CDT). Un sacré pari : la jeune femme n’a que 28 ans !

Des locaux vétustes dans un bâtiment désuet, un bureau récupéré chez un ancien président du conseil général, un ordinateur de fortune : les débuts sont douloureux. La jeune Romaine se jette à l’eau, travaille dix heures par jour, rencontre un à un tous les prestataires touristiques du département : hôteliers, restaurateurs, animateurs de gîtes ruraux, châtelains privés, directeurs de musées, responsables de syndicats d’initiative, présidents d’associations diverses, etc. Elle se constitue des dossiers sur tous les sujets : villages fleuris, fermes auberges, sentiers de randonnée, véloroutes, salons à l’étranger, etc. Elle se lance, à peine installée, dans la préparation de l’opération « Lumières sur l’Yonne », à Auxerre, prévue pour l’an 2000 : un an de travail en apnée, 700 exposants, 60.000 visiteurs, un baptême du feu « grandiose » qui lui a permis de fédérer tous les « pôles » touristiques d’un département dont la richesse ne cesse de la surprendre.

LA BOURGOGNE

A 1 h 20 DE PARIS
Car l’Yonne est une mine d’or touristique. Vézelay, Guédelon, la Côte St-Jacques, le chablis, Guy Roux ! D’autres coins de France proposent, eux aussi, un tourisme rural de qualité parfois allié à une grande richesse culturelle, mais combien offrent, en prime, autant de châteaux, de vignobles, d’étapes gastronomiques, de canaux tranquilles et de vestiges cisterciens ? Combien sont aussi bien placés sur la carte des migrations saisonnières ? L’Yonne, c’est la Bourgogne à 1 h 20 de Paris, et à une portée de voiture de la Hollande ou de l’Allemagne. Bénédicte Nastorg n’a aucun scrupule à se situer, en effet, « en Bourgogne » : le thème du « ressourcement » dans l’Yonne se conjugue parfaitement avec l’image prestigieuse et internationale de la région. Sourire entendu de la directrice, qui veille à sa communication  : « A condition de ne pas parler de Bourgogne « du Nord », évidemment ! » Mais la verte Puisaye, berceau de Colette et de Pierre Larousse, ne s’appelle-t-elle pas déjà la « Bourgogne buissonnière » ? « La campagne d’affichage qui vient d’être relancée dans le métro parisien sur le thème de l'escargot, sous l’impulsion de Jean-Louis Laville, directeur du Comité régional de tourisme, est la meilleure preuve que les quatre départements bourguignons ont intérêt à travailler ensemble ! »

En quatre ans, la petite entreprise de Bénédicte Nastorg est passée de 11 à 23 salariés. Son budget a plus que doublé : 1 million d’euros pour le CDT, 400.000 euros pour Loisir Accueil. Elle s’est dotée d’outils modernes (un Observatoire du tourisme, un Schéma départemental de développement touristique) et a multiplié les nouveaux métiers (l’accompagnement de projets économiques, le conseil en aménagements paysagers), toujours en liaison étroite avec les élus.

De ses bureaux rénovés de la Maison du Tourisme, à Auxerre, Bénédicte Nastorg a vue sur les quais de l’Yonne. L’eau l’attire toujours autant. Un jour de canicule, n’y tenant plus, elle a plongé avec des copains dans l’Yonne, du côté de Vermenton : « Une folie ! C’était extrêmement dangereux, et nous sommes ressortis très vite, les pêcheurs du coin s’en souviennent encore ! » La petite sirène icaunaise a-t-elle, parfois, le blues de la Grande Bleue et de la Ville éternelle ? Elle s’est initiée aux vins de bourgogne, elle passe ses week-end en quad dans le Morvan et, surtout, elle s’est décidée à acheter une maison à Saint-Georges, près d’Auxerre. Seule l’adresse trahit comme une bouffée de nostalgie : elle habite rue de Rome.

BERNARD LECOMTE



Bénédicte Nastorg en six dates


1970

Naissance de Bénédicte Nastorg à Rome, le 20 décembre.
1995

DESS de géographie, aménagement du territoire et gestion hôtelière.
1999

Nommée directrice du CDT de l’Yonne.
2000

Opération « Lumières sur l’Yonne ».
2002

Lancement de la campagne « l’escargot »
2004

Publication du Schéma départemental de développement touristique de l’Yonne.

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