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Comment les enfants voient le monde. Entretien avec Boris Cyrulnik

Entretien avec Boris Cyrulnik

Comment l’enfant élabore t-il sa vision du monde ? Quel rôle jouent sur ses représentations son environnement et son entourage ? Comment penser, au final, l’articulation entre ses déterminismes biologiques et culturels et sa liberté ?

Partir à la recherche de ce que pourrait être un monde d’enfants… Boris Cyrulnik a fait de cette formule élégante l’un de ses nombreux « péchés » de curiosité. Les parents et les enfants n’ont de toute évidence pas la même façon de percevoir les choses et les êtres. Le petit est un être humain en voie de développement. La jeune mère et le jeune père ont tendance à projeter sur lui leurs valeurs d’adultes. C’est le prototype même de la relation asymétrique. « Il existe, résume le chercheur, un adultocentrisme comme il existe un anthropocentrisme. » L’enfant n’est certes jamais un créateur original. C’est un point important. Sa représentation du monde est sculptée par le milieu dans lequel il baigne. Mais comment expliquer qu’un petit élevé dans un environnement « à risque » s’en sorte malgré tout ? Où trouve-t-il ses ressources ? Comment son rapport au monde se transforme-t-il ? La capacité de résilience, c’est-à-dire d’affirmer la vie face à l’adversité, est au centre des recherches de B. Cyrulnik.

Né en 1937, le chercheur grandit à Bordeaux. Ses parents, d’origine russe, sont déportés au cours de la Seconde Guerre mondiale. Raflé à son tour par la police, enfermé dans une synagogue, il parvient à échapper à la déportation. Seul rescapé de sa famille, il croit mourir, mais « rebondit ». B. Cyrulnik devient-il à cette époque le Boris Cyrulnik que l’on connaît ? Peut-être. On comprend mieux, en tous les cas, d’où le chercheur tire son refus de la résignation. Rien n’est jamais déterminé pour toujours, scande-t-il au cours de l’entretien. L’enfant voit le monde selon la manière dont le monde le construit, sans aucun doute. Mais le petit, au même titre que tout individu, n’en a pas moins une histoire, dont il est acteur.

Comment se forge la représentation du monde chez l’enfant ?

L’enfant a une vision du monde qui s’élargit de plus en plus avec le temps, au fur et à mesure de son développement cognitif et de ses interactions avec l’extérieur.

Son univers est d’abord sensoriel. Très tôt déjà, dès les dernières semaines de grossesse, le bébé a des pleurs ou des sourires intra-utérins qu’on voit très bien à l’échographie. Il sursaute. Il lui arrive aussi de ressentir un stress quand sa mère est angoissée. Ces premières inter­actions avec l’extérieur tracent dans sa mémoire interne des sensibilités préférentielles et des habiletés relationnelles qui sont propres à orienter son rapport futur aux choses et aux êtres. Ainsi, le jour où il naît, il est déjà doté d’un appareil à percevoir le monde.
L’univers de l’enfant se conceptualise vers 2-3 ans, lorsqu’il se saisit des mots. Dès cet instant, son monde est métamorphosé. Les personnes, les gestes et les objets prennent un nouvel éclairage ; il commence lui-même à agir sur le monde grâce au langage. Sa faculté d’imagination se met en place. Lorsqu’on lui demande par exemple de dessiner un bateau sur l’eau, bien souvent il dessine la forme qu’il voit, mais aussi ce qu’il ne voit pas, la coque et l’hélice. Il répond désormais plus à la représentation qu’à la perception.

Vers l’âge de 4 ans, l’enfant découvre qu’autrui répond à son idée propre du réel, à ses sentiments particuliers. Désormais, pour comprendre le dehors, il lui faut aussi deviner ce qui se passe dans l’univers mental des autres.

L’enfant élargit à nouveau son univers vers 7 ans, quand son système de connexions neuronales lui permet de se représenter le temps. Auparavant, il n’a pas la capacité de faire le récit d’enchaînements de scénarios. Il parle, mais ne répond qu’au temps présent. En acquérant une neurologie du temps, l’enfant peut s’approprier les histoires de sa culture. Il accède ainsi au monde des croyances.

On se représente généralement l’individu en bas âge comme un être créatif, doté d’un imaginaire original. Serait-ce une vision littéraire de l’enfance ?

En fait, l’enfant voit le monde selon la manière dont le monde le construit. Les énoncés familiaux, sociaux ou légaux, les récits, les croyances religieuses ou les discours scientifiques façonnent sa vision. Il se développe en hélice, dans une dynamique d’interactivité avec l’extérieur. Un exemple : un enfant dont la mère est déprimée va, en grandissant, percevoir préférentiellement les images tristes aux dépens des images gaies parce que dans son univers de représentations, ces images le sécurisent. Son goût du monde a été « circuité » par son entourage premier.
L’environnement culturel des petits influence aussi leur image du monde. Prenons le cas des enfants mohaves, en Amérique du Nord. La société mohave considère, selon la tradition, que les bébés sont la réincarnation des personnes décédées. Les adultes ne parlent ainsi pas « bébé » aux nouveau-nés. Ce serait une injure aux anciens. Lorsqu’il grandit, l’enfant mohave perçoit un monde beaucoup plus grave que l’enfant occidental et peut-être plus ennuyeux. D’autres paramètres simples façonnent la vision du monde de l’enfant, le milieu géographique par exemple. Élevé près de la montagne, il percevra mieux les lignes verticales. Élevé près de la mer, son cerveau sera préférentiellement réceptif aux horizontales.

Que faut-il déceler dans le désir répandu chez l’enfant de ressembler à un superhéros ?

La géographie des croyances est une géographie de l’amour parental. Un enfant croit au même dieu que ses parents. Né dans un milieu musulman, il a toutes les chances de devenir musulman. De même si ses parents sont chrétiens, il y a toutes les probabilités pour qu’il devienne lui-même chrétien. Il me semble que sur le même modèle, l’identification a un superhéros traduit avant tout chez l’enfant un désir d’être grand, de s’identifier aux parents, à ceux qu’il aime. C’est une déclaration d’amour.

La fascination pour le superhéros, en revanche, n’est jamais très positive. Elle peut traduire une peur du monde, un désir de reprendre virtuellement la maîtrise du réel. Le plus sûr moyen pour un enfant de calmer une angoisse consiste à transcender sa souffrance dans un monde parallèle. Le jeu, mais aussi le dessin, ou l’écriture permettent de supporter le réel désolé en apportant des compensations magiques.

Vous avez beaucoup travaillé sur le concept de « résilience ». Comment la relation au monde des enfants qui n’ont pas eu des bases stables pour se construire peut-elle évoluer ?

Tout enfant développe des types de comportement, sous l’effet d’une double contrainte. Sa pulsion génétique le fait aller vers l’autre, mais c’est la réponse de l’autre qui tutorise son développement. Si le tuteur est stable, lorsqu’un événement nouveau survient, l’enfant s’y adapte et y répond avec son répertoire de comportements acquis précédemment. Au contraire, les enfants dont le développement a été entravé par des difficultés sont souvent repliés sur eux-mêmes, autocentrés. Ils développent peu d’empathie. Leur rapport au monde est limité.
Une manipulation, connue mais éloquente, met en scène la situation suivante : Un adulte remonte un nounours mécanique – l’expérimentateur s’étant arrangé auparavant pour que le nounours ne fonctionne pas. L’adulte fait alors semblant de pleurer. Qu’observe-t-on ? Devant les larmes simulées de l’adulte, la plupart des enfants réagissent en le cajolant, ou en cherchant à ce que le nounours soit réparé. Quelques enfants restent apparemment indifférents. Quelques-uns enfin le frappent ! C’est que l’enfant interprète aussi le monde en fonction de son type d’attachement.

Dans les études sur l’attachement, nous pensons que l’être est dans un développement constant, de l’œuf à la mort. Ce que nous conceptualisons sous le terme de résilience est le contraire du déterminisme fatal. Une première relation peut être un échec ; si l‘enfant dispose de plusieurs figures d’attachement (grands-parents, instituteurs, institutions), il trouve d‘autres tuteurs de développement. Un nouveau rapport au monde émerge alors et s’exprime.

Boris Cyrulnik

Neuropsychiatre, Boris Cyrulnik est aussi directeur d’enseignement à l’université de Toulon. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, notamment sur l’idée de résilience : Un merveilleux malheur, Odile Jacob, 1999 ; Les Vilains Petits Canards, Odile Jacob, 2001, rééd. 2004 ; Le Murmure des fantômes, Odile Jacob, 2003, rééd. 2005 ; De chair et d’âme, Odile Jacob, 2006.
La franchise Urssaf, une solution de droite et de gauche

 Par Grégoire Giraud  |  29/05/2017, 12:15  |  615  mots

(Crédits : DR)Cette franchise Urssaf créerait un vrai choc de pouvoir d'achat de tous les salariés, favoriserait l'industrie et sa compétitivité et donnerait l'exemple de la simplification. Grégoire Giraud, PDG du groupe industriel Cheney & Fils est également un des membres actifs du collectif Les Dupés.

A l'heure où le Président de la République s'est saisi du difficile dossier d'une vraie réforme du code du travail et où il va faire face à des obstacles quasi insurmontables pour y parvenir, il existe une solution immédiate, sans aucune réforme, pour favoriser, sans aucun surcoût pour la collectivité, la renaissance de notre industrie et le pouvoir d'achat des salariés, deux impératifs qui rencontrent un large consensus.

 Systèmes complexes

Cette solution proposée par le collectifs Les Dupés (les Dirigeants ulcérés par la politique économique et sociale) depuis 2015, sans succès jusqu'à ce jour, c'est une "franchise Urssaf" pour la part payée par l'entreprise et celle payée par le salarié sur les 1.000 premiers euros de salaire brut mensuel.

En France, dans le secteur marchand, sur un salaire brut, les entreprises payent de leur côté en moyenne 42 % de charges directes. Parallèlement, il est prélevé 24 % aux salariés. Ces taux sont parmi les plus élevés au monde et, jusqu'à ce jour, plutôt que de trouver un moyen simple de les faire baisser, des systèmes complexes (réduction Fillon et C.I.C.E.) ont été mis en place, centrés sur les bas salaires.

Aberration

Nous arrivons à une situation aberrante : il n'y a quasiment plus aucune charge sociale pour l'entreprise qui paye ses salariés au Smic alors que  24 % sont toujours retenus au salarié. Et, plus les salaires augmentent, plus les charges augmentent pour atteindre 42 % dès 3 000 euros de salaire net par mois. Or, la plupart des salariés payés au Smic le sont dans un secteur non ouvert à la concurrence internationale (services - grande distribution) tandis que dans l'industrie, les salaires sont plus élevés car les emplois sont qualifiés, dans un secteur ouvert.

Gagnant/gagnant

Le coût de l'application de cette franchise Urssaf peut être évalué à 50 milliards d'euros, montant équivalent au coût des réductions Fillon et du C.I.C.E.

La plupart des entreprises créatrices de valeur ajoutée seront gagnantes mais, surtout, ce sont tous les salariés qui seront gagnants et de façon très significative pour les bas salaires. En effet, sur les 1 000 premiers euros de salaire brut, la part salariale Urssaf de 8 % ne serait pas appliquée, d'où un salaire net de 80 euros par mois supérieur pour tous les salariés. Plus le salaire est bas, plus l'amélioration en valeur relative est importante, pour atteindre 7 % d'amélioration du pouvoir d'achat au niveau du Smic, ce qui est un vrai « choc de pouvoir d'achat ».

En résumé, cette mesure aurait les avantages suivants :

Augmenter de façon significative le pouvoir d'achat de tous les salariés. Favoriser l'industrie et sa compétitivité. Favoriser la promotion sociale en ne pénalisant plus les augmentations salariales. Donner l'exemple de la simplification.

A un moment où tout semble possible

Enfin, pour accroître l'effet positif de cette solution, il est possible de relever le niveau de la franchise, quitte à financer le surcoût correspondant par une hausse de la T.V.A. actuellement à 20 %. En effet, sur les petits budgets qui achètent plutôt des produits au taux réduit de TVA, la T.V.A. à 20 % représente une part minoritaire, ce qui favorise les bas salaires en créant un différentiel positif entre la hausse du salaire net et la hausse de la T.V.A. à 20 %. Ce n'est pas le cas pour une augmentation de la C.G.S. de 1,7 point telle qu'elle est proposée actuellement.

 A un moment où tout semble possible, souhaitons que le Président Macron retienne cette solution.
La reprise économique semble se confirmer en 2016

Sandra Bouvet, Insee Auvergne-Rhône-Alpes

En 2016, en Auvergne-Rhône-Alpes, la reprise économique amorcée en 2015 se confirme.

En effet, le chômage recule légèrement, en particulier celui des jeunes. De plus, l’emploi est dynamique notamment dans les services marchands et l’intérim. Les créations d’entreprises sont elles aussi en progression et les défaillances sont moins nombreuses que l’année précédente. Les exportations augmentent mais moins vite que les importations.

Contrairement aux années précédentes, le secteur de la construction montre des signes de reprise. En revanche, pour l’agriculture, une nouvelle fois 2016 est une année difficile. Dynamisme de l’emploi tertiaire L’emploi salarié augmente pour la deuxième année consécutive et de façon plus prononcée encore qu’en 2015. Le secteur tertiaire se caractérise par sa vitalité. Tous les services marchands gagnent des salariés. Le commerce est moins dynamique que l'année précédente, mais l'emploi intérimaire est en forte hausse. L’emploi dans l’industrie et dans la construction est en repli mais moins nettement que lors des années précédentes.

Recul du chômage pour les plus jeunes

Le taux de chômage est en léger recul dans la région par rapport à 2015 (8,6 % de la population active). Le nombre de demandeurs d’emploi sans emploi inscrits à Pôle emploi diminue (– 3,3 %). Les moins de 25 ans profitent de cette embellie, leur nombre toutes catégories confondues reculant de 5,7 %. En revanche, la situation continue de se dégrader pour les demandeurs d’emploi de plus de 50 ans dont les effectifs ont quasiment triplé depuis 2008.

En parallèle, l’accent a été mis en matière de politique de l’emploi sur l’encouragement à l’embauche auprès des entreprises, notamment dans les PME. L’insertion des personnes jugées éloignées de l’emploi, en particulier les jeunes, est restée une priorité gouvernementale. Plus de créations d'entreprises et moins de défaillances

En 2016, les créations d'entreprises progressent en Auvergne-Rhône-Alpes comme en France métropolitaine.

Elles ne retrouvent pas pour autant le rythme d'avant crise économique. La baisse du régime de micro-entrepreneur limite la progression globale. En revanche, les créations sous formes de sociétés et d’entreprises individuelles augmentent très nettement. La diminution des défaillances (– 9,2 %) est nettement plus importante que pour l'année 2015 (– 1,2 %).

Dégradation de la balance commerciale

Les importations ayant plus fortement augmenté (+ 1,8 %) que les exportations (+ 0,7 %), l’excédent commercial a fortement diminué (– 33 %) par rapport à l’année précédente. Les importations sont stimulées par une amélioration du moral des ménages. La situation géopolitique incertaine et le ralentissement du commerce extérieur pénalisent les exportations.

Des signes de reprise dans la construction

Les ventes de logements neufs progressent et induisent une reprise de l'activité dans la construction résidentielle. Dans les Travaux Publics, les professionnels restent prudents, mais l'état des carnets de commande incite à un certain optimisme. En revanche, la conjoncture reste peu dynamique dans l'immobilier d'activité et dans l'entretien-rénovation. L'amélioration de la conjoncture du secteur reste trop faible pour maintenir l'emploi qui diminue très légèrement. En revanche, l'intérim profite de cette embellie.
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