Rapport de recherche I. N. R. P








télécharger 0.51 Mb.
titreRapport de recherche I. N. R. P
page1/13
date de publication20.11.2017
taille0.51 Mb.
typeRapport
b.21-bal.com > documents > Rapport
  1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   13

L’EXERCICE DE LA POLYVALENCE AU QUOTIDIEN


Rapport de recherche I.N.R.P.

Equipe de Saint-Etienne

SOMMAIRE


L’EXERCICE DE LA POLYVALENCE AU QUOTIDIEN 1


1

INTRODUCTION 1

L’ORIENTATION DE LA RECHERCHE 1

CONSIDERATIONS METHODOLOGIQUES 2

Avertissement Au lecteur 5

PREMIère PARTIE 6

PRATIQUES SCOLAIRES ET IDENTIFICATION DES DISCIPLINES 6

(RELEVES DESCRIPTIFS) 6

COMMENT LES ACTIVITES SONT SIGNIFIEES AUX ELEVES 6

VISAGES DES DISCIPLINES DANS LES CAHIERS D’ELEVES 11

Deuxième PARTIE 31

LA POLYVALENCE A L’EPREUVE DE LA FORME SCOLAIRE 31

-PROPOSITIONS INTERPRETATIVES 31

La classe au quotidien : La discipline tout autant que les disciplines 31

les Impératifs de la synchronie, la prégnance d'une pédagogie orale, les vertus et limites de l'enseignement simultané 35

CONCLUSION 47

Annexe 51

Classement de documents incertains ou équivoques : du rangement à l'identification des disciplines 51

INTRODUCTION


L’ORIENTATION DE LA RECHERCHE


Pendant longtemps, la polyvalence a eu le statut d’une évidence sans discours1. Ce n’est que récemment qu’elle est devenue un enjeu explicite, au point de mobiliser l’Inspection Générale … et l’INRP. Viviane Bouysse a déjà éloquemment traité de ce contraste2 et tout laisse à penser que la multiplication actuelle des discours officiels et officieux sur la polyvalence est à prendre comme indice ou symptôme : ce principe organisateur du métier d’instituteur est désormais en crise, ou du moins soumis à redéfinition. Toutefois la relative prolixité actuelle tend à reconduire le caractère fuyant de la notion, plus souvent invoquée que réellement définie en termes de programme d’actions. Beaucoup des discours qui font de la polyvalence un argument sont de l’ordre de l’exhortation.

De la part des instances institutionnelles, c’est façon de rappeler à l’ordre quant au respect des programmes, stigmatisation d’une polyvalence tronquée qui sous-estime ou escamote l’enseignement de certaines disciplines trop facilement considérées comme subsidiaires (EPS, Musique, Arts plastiques voire Histoire ou Sciences). Chez d’autres, moins directement impliqués dans la gestion institutionnelle, le propos prend un tour plus volontiers « théorique » mais tout autant normatif, au sens où, à l’interprétation réductrice des praticiens, ils opposent, pour la préconiser, une version maximaliste de la polyvalence, chargée tour à tour d’incarner les valeurs et les finalités éducatives de l’école, la promesse de l’interdisciplinarité ou de la « pensée complexe »3.

Plus fondamentalement, le dénominateur commun de tous ces discours consiste, et c’est vraisemblablement ce qui les condamne au perpétuel malentendu avec les praticiens que sont les maîtres, à faire l’impasse sur les conditions selon lesquelles peuvent s’inventer et se reconduire les « faire ordinaires » de la classe.

« … Les travaux scientifiques, les textes et les outils professionnels, les débats d’idées autour des enjeux présents ou des missions futures de l’école sont des genres discursifs qui ne prennent sens que rapportés à une réalité scolaire « supposée connue », sans cesse désignée mais non décrite, sauf de façon incidente ou indirecte. Ce qui est invoqué mais absent, c’est « ce qui se fait à l’école », ce qui se fait aujourd’hui ou ce qui s’est toujours fait, bref « La pratique scolaire (…) Ces « faire-ordinaires » sont des variables ignorées ou non contrôlées de la plupart des situations de recherche »4. Il y a tout lieu de penser que cette même présupposition, cette absence, ou plus exactement cet impensé hypothèquent les discours tenus sur la polyvalence, quelle qu’en soit la hauteur de vue.

C’est là que s’origine l’axe de recherche dans lequel nous nous sommes inscrits ; c’est cette dimension, laissée en blanc, qu’il se propose d’aborder et de prendre pour objet. D’où la promesse de ce titre : « l’exercice de la polyvalence ». La polyvalence pratique », ou encore « La polyvalence de fait ». Ce que l’appel d’offre initiateur de la recherche formulait en ces termes : «La polyvalence est liée à une manière de faire la classe. Elle se traduit de façon privilégiée dans une façon d’organiser le travail scolaire dans le temps : enchaînement d’activités différentes dans la même journée, retour de rituels d’emploi du temps, avancée dans des progressions d’apprentissages (construites par le maître ou puisées dans les manuels, au moins pour certaines disciplines) ».

D’une certaine façon, en deçà ou au-delà des discours tenus sur la polyvalence, il y a à identifier et cerner une efficace de la forme scolaire caractéristique de l’enseignement primaire, au sens où elle donne aux différents savoirs et objets d’apprentissage à l’ordre du jour de l’école une forme spécifique repérable dans le fonctionnement des classes. Les discours du maître en situation de « conduite de classe », les interactions maîtres-élèves, la nature des tâches proposées, les procédures mises en place pour orienter le travail des élèves, les « outils », les supports sollicités, les modalités de « stockage » des contenus travaillés, autant de « matérialités » dont il s’agit de mesurer les effets. Autrement dit, les ingrédients de la polyvalence promise sont à objectiver dans l’économie au quotidien de la pratique scolaire. C’est cette perspective d’un « état des lieux », avec l’exigence corrélative d’une patience de l’observation et de l’investigation empirique, qui a orienté notre travail.

Remarque : On n’oubliera pas cependant qu’il existe depuis peu un programme officiel de la polyvalence. Un passage précis des programmes de 1995 en prescrit les modalités5. « La polyvalence des maîtres donne sa spécificité à l’école primaire. Loin d’impliquer une simple juxtaposition d’enseignements disciplinaires, elle favorise la mise en œuvre de démarches faisant appel à plusieurs disciplines pour construire ou conforter un apprentissage (…). Elle crée les conditions pour mener des activités diversifiées, mais coordonnées, concourant au même objectif, pour mettre en place, au travers des différentes disciplines, des procédures intellectuelles, telles qu’apprendre à comparer, à sélectionner des informations, à les mémoriser, les organiser, à analyser les contenus d’une illustration, d’un graphique, d’un schéma, à argumenter, à s’auto-évaluer et analyser et comprendre les causes d’un échec, à trouver les conditions de la réussite. Autant d’éléments qui conduisent à l’autonomie et s’acquièrent dans toutes les activités de la classe en même temps qu’ils sont au service des différents contenus disciplinaires ». S’il s’agit, certes, d’enseigner toutes les disciplines inscrites au programme, pour autant la place qu’il convient de leur accorder est tout à fait spécifique. Les disciplines n’ont pas à être enseignées pour elles-mêmes (elles ne sont pas leur propre fin) mais en tant que « moyen » ou « support » « au service de » démarches et d’apprentissages qui les dépassent, même si, chacune à sa façon peut y contribuer. Par là même se trouve récusée une conception purement additive de la polyvalence : il y a lieu de « coordonner » « la diversité » des disciplines, de fédérer cette pluralité6. Cet horizon transdisciplinaire serait la vocation profonde de la polyvalence en charge de la réalisation de l’autonomie. En outre, juste retour des choses, les disciplines elles-mêmes y trouveraient finalement leur compte : Les « procédures intellectuelles » (non spécialisées) ainsi mises en place deviendraient à leur tour des moyens au « service des différents contenus disciplinaires »7.

Sans mener plus avant l’analyse de cette mise au point institutionnelle et des éventuels présupposés qu’elle engage8, on en tirera à tout le moins cette leçon : traiter de la polyvalence oblige à poser la question des disciplines, de la conception qu'on s'en fait, du statut qu'on leur accorde, des spécificités qu'on leur reconnaît, du type de programmations selon lesquelles on prétend les distribuer. Il y aura lieu dans ce qui suit de se focaliser sur ces questions.

  1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   13

similaire:

Rapport de recherche I. N. R. P iconRapport de Recherche

Rapport de recherche I. N. R. P iconLe rapport canonique de recherche

Rapport de recherche I. N. R. P iconSynthèse du Rapport sur
«biologie synthétique» : c’est un nouveau type de recherche qui a pour but de produire des génomes plus performants que ceux qui...

Rapport de recherche I. N. R. P iconRapport de l'Observatoire national de la sécurité des établissements (ons)
«près de la moitié des élèves avoue avoir eu mal au ventre parce qu’ils n’avaient pas pu aller aux toilettes», selon ce rapport

Rapport de recherche I. N. R. P iconRapport de jury capeps ecrit 1 2011
«blocs» dont IL était nécessaire de clarifier la signification en introduction. Ne retenir que l’un d’entre eux ou donner la priorité...

Rapport de recherche I. N. R. P iconRapport d’information de l’Assemblée Nationale sur l’innovation en France, mai 2000
«modèle grenoblois» témoigne de la fertilité des liens qui unissent la recherche, l'innovation et l'enseignement supérieur quand...

Rapport de recherche I. N. R. P iconFormules révisées pour les informations à présenter dans le cadre des mesures de confiance
«Promotion active des contacts entre scientifiques, autres experts et installations travaillant à des recherches biologiques ayant...

Rapport de recherche I. N. R. P icon2. Recherche et Dialogue (Card. Gianfranco Ravasi) p. 2
«recherche» dans le sillage de l’avertissement qui ressortait dans l’Apologie de Socrate, où Platon plaçait sur les lèvres de son...

Rapport de recherche I. N. R. P iconSoins, enseignement, recherche, innovation, les chru maintiennent...
«Livre blanc de la recherche : des ambitions pour la recherche médicale française, l’apport des chru»

Rapport de recherche I. N. R. P iconBiologie du Cancer, Recherche Clinique et Recherche en Sciences Humaines et Sociales








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
b.21-bal.com