Rapport final








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a 3 Une nouvelle organisation
Globalement, au niveau des structures, les institutions devront organiser une gestion décentralisée de l'accès aux tuteurs et aux ressources éducatives (centres locaux de ressources) et mettre en place une gestion centralisée de la prévision et du stockage des connaissances (veille technologique et maintien de relations avec un réseau d'experts) (Perriault, 1996).
Depuis dix ans, les dispositifs de formation à distance se sont multipliés sans qu'on en ait une vision d'ensemble facile, ces dispositifs étant juxtaposés et n'ayant pas de finalité coordonnée. L'intervention des médias a permis d'expérimenter de nouvelles organisations de formation à distance, qui existent désormais à côté des institutions traditionnelles, et entraînent une modification du paysage éducatif mondial. On peut distinguer plusieurs types de structures. Les centres d'accueil et de regroupement sont des lieux de service de proximité aux utilisateurs, disséminés géographiquement. Les réseaux verticaux de diffusion par satellite ont fait l'objet d'expériences plus ou moins réussies dans les dix dernières années (Europace, puis Europace 2 000, Eurstep, et Eurotransmed, pour l'enseignement médical, Canal E). Les dispositifs actuels mettent plus l'accent sur l'interactivité directe. Dès 1994, le CNED a innové en mettant en place des vidéo-conférences plus interactives (des professeurs répondent à des questions posées précédemment par téléphone, fax, ou messagerie, de leurs sites respectifs). On voit désormais émerger une dorsale potentielle (Suède, Grande Bretagne, Luxembourg, Poitiers en France, Rome, etc.), qui offre des possibilités d'organiser un dispositif pan-européen de formation à distance (reliant la Scandinavie au Maghreb et l'Europe de l'ouest aux Pays de l'Est). Les réseaux téléinformatiques horizontaux, dont internet représente désormais le modèle, permettaient au départ d'assurer une interaction verticale, entre apprenants et moniteurs, ou horizontale, entre apprenants. Aujourd'hui, le développement du web permet la communication latérale, qui ouvre de nouvelles perspectives. Il existe également des pôles européens de vidéo-conférence, avec les télévisions éducatives.
A la Télé-université du Québec (Laramée, 1999) les activités sont découpées selon les appellations suivantes : "la conception des savoirs (sous forme de cours et de programmes), l'édition du matériel (sous diverses formes : informatiques, écrites, audiovisuelles), la diffusion (par courrier, par ondes hertziennes ou par télécommunication), l'encadrement des étudiants en cours d'apprentissage et l'évaluation des apprentissages." La première activité est sous la responsabilité exclusive des professeurs. Pour les autres, la responsabilité est partagée avec différents services (révision linguistique, édition, audiovisuel, informatique, télématique, encadrement, technologue, etc.). Il semble que l'organisation a du mal à concilier l'autonomie universitaire défendue par les professeurs et garante, selon l'auteur, du "bien éducatif" comme service public et les critères économiques qui servent à l'évaluation de la qualité du service pour les autres professionnels.
b - Les revues scientifiques électroniques
Tous les observateurs insistent sur l'aspect transitoire de l'offre actuelle et de ses modalités. les éditeurs ont des politiques diverses, divergeantes et changeantes. Les bibliothécaires n'ont pas, eux non plus, toujours une perception très claire des orientations à prendre.
b 1 Typologie des périodiques électroniques
Différents critères de typologie existent, qui permettent de distinguer les revues électroniques selon le niveau d'information, l'origine des revues, et leur nature. Il faut d'abord noter que l'offre des éditeurs sur internet est encore très disparate quant au degré d'information donné sur les revues : consultation des titres de revues, lecture des sommaires, accès au texte intégral. Une typologie peut être proposée en fonction du contenu des revues (Jacquesson, 1999) :
- les revues scientifiques peuvent être de différentes origines : la revue électronique stricte réplique de la revue papier ; la revue électronique créée ex nihilo ; la revue électronique complémentaire de la revue papier, parce qu'elle donne des informations en supplément.
- Les revues de sommaires compilent les sommaires de revues scientifiques disposant d'un support papier et/ou d'un support électronique.
- Les lettres d'information visent à faire circuler rapidement l'information brève, sans contrôle scientifique formel. Elles sont typiquement destinées à être transférées sur le réseau, car leur mise en forme ne nécessite pas de compétence scientifique ou éditoriale particulière. Il est également possible de développer des dispositifs de diffusion automatique, avec la technologie push.
- Les listes de discussion sont le niveau le plus sommaire des publications électroniques périodiques, en quelque sorte un courrier des lecteurs permanent.
- Les revues "mouvantes" sont réellement une nouvelle forme de publication électronique : seul un numéro de la revue est disponible en ligne, et il évolue au fur et à mesure de remises à jour permanentes. On parle parfois de publications incrémentales. Elles sont utilisées dans des cas bien précis, car on s'est rendu compte que la publication par fascicules est essentielle pour illustrer, à terme, l'évolution d'un savoir et d'une discipline.
- Les web'zines ; il s'agit de publications plus ou moins périodiques, d'un usage plutôt grand public, qui supportent les prises de position de mouvements alternatifs ou de minorités culturelles, ou d'individus (à l'image des fanzines).
A cette première typologie, il faut ajouter les propositions novatrices de quelques pionniers dont la plus aboutie est sans doute à l'heure actuelle celle baptisée E-biomed lancé par les National Institutes of Health (NIH) aux Etats-Unis (cf. plus loin).
b 2 Les licences d'utilisation dans les bibliothèques
L'analyse des comportements d'achats des enseignants et des chercheurs montre qu'ils ont peu de conscience du prix réel de l'information spécialisée et scientifique, et qu'ils ont peu de pratique individuelle d'achat direct de cette information. Les principaux clients des éditeurs de revues scientifiques sont donc les bibliothèques (Hunter, 1997). Cette réticence à payer pourrait même se retrouver sur l'achat de documents primaires identifiés hors des abonnements de périodiques. Le marché individuel de l'information spécialisée et des revues scientifiques est ainsi parfois surévalué.
De plus en plus, les bibliothèques proposent à leur public l'accès aux revues électroniques scientifiques, en prenant des licences d'utilisation avec les éditeurs spécialisés. Il existe en effet quelques périodiques gratuits sur le réseau, mais la majorité sont soit des périodiques auxquels il faut s'abonner, soit des périodiques électroniques commerciaux installés sur des serveurs locaux et dont l'accès est limité.
A. Okerson, insistant sur les nouvelles compétences à acquérir pour les bibliothécaires, a relevé les défis suivant pour l'organisation des licences : la charge de travail supplémentaire ; la définition des usages autorisés ; la définition précise des sites concernés ; les modèles de tarification ; les produits joints ; les questions de responsabilités et de confiance (par rapport au comportement des usagers) ; la question des consortiums ; le prêt entre bibliothèques et le partage des ressources.
La construction collective de licences a donné lieu à un débat international fourni entre bibliothécaires, éditeurs, intermédiaires sur le réseau. Plusieurs modèles de licences sont proposés sur des sites dédiés. Citons les sites : LIBLICENSE, ECUP qui sont de véritables centres de ressources sur ces questions, accueillant chacun une liste de discussion très vivante. Une des différences juridiques importantes de la licence par rapport aux procédures classiques d'acquisition de documents est qu'elle règle par voie contractuelle toute une série de questions non-résolues par la voie réglementaire. Ainsi les bibliothécaires doivent en négocier précisément les clauses (ECUP, 1999).
L'offre des éditeurs et des intermédiaires est aussi analysée régulièrement (Chartron, 1999).
D'autres modalités d'accès électroniques aux articles se font jour, plus proches des pratiques bibliothéconomiques classiques. Ainsi la numérisation des revues papier par les bibliothécaires, suivi de leur envoi par le réseau, se développe comme un prolongement du prêt entre bibliothèques (Eck, 1999). Notons aussi le service CALLIOPE développé à l'INRIA, combinant intranet et numérisation à la carte (Laurent, 1999).
b 3 Le problème de la conservation
Plusieurs auteurs pointent le problème de la conservation des périodiques électroniques. Il peut s'agir d'abord de difficultés techniques : le support numérique peut s'altérer avec le temps , et l'évolution très rapide des matériels de lecture risque de poser à terme des problèmes de maintenance. Des évolutions technologiques sont donc attendues.
Mais le problème est surtout de savoir si les périodiques électroniques doivent être conservés, et par qui. La conservation doit-elle être assurée par les bibliothèques ou sur les serveurs des éditeurs ? Pour l'instant, ceux-ci ne semblent pas envisager, à long terme, l'archivage des revues électroniques. On parle souvent d'un maximum de trois ans. C'est donc le problème de la pérennité de l'information qui est posé (Teissier, 1997). Le rapport du projet Superjournal fait état d'une attente forte sur la possibilité de consulter les archives des revues (sur une période de cinq à dix ans), surtout pour les sciences sociales, mais aussi du fait que les utilisateurs veulent être sûrs que le contenu des revues ne disparaîtra pas.
La question de l'intérêt de la conservation de ces revues est cependant posée. En règle générale, les revues stockées sur des supports cédéroms le sont plutôt dans une optique d'archivage. Au contraire, les périodiques électroniques sont en ligne, pour une actualisation des données presque immédiate. "C'est dans la nature même du périodique d'être un moyen de communication rapide, et l'emploi des réseaux informatiques met en évidence la parfaite adéquation de ce choix" (Jacquesson, 1999). Il y aurait donc une double logique, entre l'intérêt premier de la rapidité d'accès aux informations, et l'intérêt de leur conservation. Une étude sur les pratiques de consultation des collections numérisées de périodiques de référence dans le domaine de l'histoire et de l'économie (projet JSTOR : Journal storage project) montre un usage encore limité de cette ressource par les enseignants, ainsi qu'une corrélation entre l'utilisation de JSTOR et un usage déjà existant de la recherche bibliographique via les catalogues et bases de données en ligne (Finholt, 1997). Là encore, les comportements varient selon les disciplines. Un usage plus grand semble être fait des archives électroniques pour les domaines dans lesquels le nombre de titres de périodiques de référence est concentré, comme pour l'économie, alors que l'usage est moindre quand l'intérêt des chercheurs est dispersé sur un grand nombre de revues, comme dans le domaine de l'histoire. Le rapport Follett fait une distinction intéressante entre sciences exactes et sciences humaines et sociales. Dans les domaines scientifiques, la revue est la base de la communication. C'est surtout l'accès aux parutions récentes qui est important, du fait que les résultats de recherche évoluent très vite, plus que la conservation des collections. Pour le chercheur, la recherche bibliographique sur les parutions récentes et l'accès au document sont vitales. Dans les sciences humaines et sociales, l'accès sur de longues périodes de périodiques est plus important, les résultats présentés dans les articles ayant une "durée de vie" plus longue. Le rapport du projet Superjournal souligne l'attente forte sur la possibilité de consulter les archives des revues (sur une période de cinq à dix ans), surtout pour les sciences sociales.
c - Les bibliothèques numériques
Le terme de bibliothèque électronique, ou numérique, actuellement très souvent utilisé, recouvre en fait des réalités variées (Sutter, 1998) :
- les banques de données textuelles. En règle générale, les documents sont numérisés en mode caractère, sans illustration.
- Les fonds numérisés des bibliothèques. Plusieurs programmes sont en cours dans le monde, qui concernent pour la plupart des documents libres de droit. Ces programmes peuvent être ambitieux : le National Library Program aux Etats-Unis qui concerne 5 millions de documents ; le projet Bibliotheca Universalis lancé par le G7 dans le cadre de la "société d'information globale" ; le programme de numérisation de la Bibliothèque Nationale de France avec 100 000 volumes déjà numérisés, etc. Des projets multiples plus restreints et plus "locaux" existent aussi.
- L'édition électronique. Un certain nombre de corpus de textes sont publiés sur cédérom par des éditeurs privés, et mis à disposition par les bibliothèques. Pour les périodiques, on l'a déjà vu, l'essentiel provient de l'édition de revues scientifiques.
- Les webs intégrés, ou "sites portails", qui fédèrent l'accès aux ressources en texte intégral sur une thématique. On peut citer l'exemple de l'Internet Public Library, qui fédère l'accès à l'oeuvre complète de Shakespeare.
M.-F. Lebert, citant la British Library, indique qu'une collection numérique devient une bibliothèque numérique quand elle répond aux quatre facteurs suivants :
- elle peut être créée et produite dans un certain nombre d'endroits différents, mais elle est accessible en tant qu'entité unique ;
- elle doit être organisée et indexée pour un accès aussi facile que possible à partir du lieu de base où elle est produite ;
- elle doit être stockée et gérée de manière à avoir une existence assez longue après sa création ;
- elle doit trouver un équilibre entre le respect du droit d'auteur et les exigences universitaires.
Dans le domaine de la recherche, au sein des services de documentation spécialisée, l'accès numérique à la production de recherche de l'institution se développe. Par exemple, le réseau Dic-Doc de l'INSERM repose sur le partage des ressources et des compétences des ingénieurs en information, des documentalistes, des chercheurs et des informaticiens. L'objectif est de constituer une plate-forme technique pour l'accès à la littérature grise : identification des gisements d'information, coordination de la collecte, du catalogage et de l'analyse des documents, stockage. L'accès est favorisé, en tenant compte des niveaux de confidentialité, et en permettant la diffusion sélective de l'information. Le réseau alimente des bases de données rassemblant littérature publiée et littérature grise de l'INSERM pour en permettre l'accès contrôlé en intranet et sur internet (Guilliaumet, 1997). Le site web de l'INRIA propose également l'accès au texte intégral des rapports de recherche de l'INRIA et les pages personnelles de chaque chercheur, sur lesquelles ils peuvent diffuser le texte intégral de leurs articles (Briot, 1997). Concernant la production interne des universités, il faut citer aussi les premières expériences de mise en ligne des thèses (Mermet, 1998).
d - Les sites Web des universités françaises
Même si tous les auteurs insistent sur la multiplication des pages personnelles d'enseignants, de chercheurs ou d'étudiants, sur l'apparition de sites spécialisés dans les laboratoires ou encore sur l'organisation de sites universitaires, il ne semble pas y avoir encore une littérature scientifique importante consacrée à ce sujet.
Néanmoins une étude, commandée par le Ministère de l'éducation nationale et menée par la société KOSMOS pour la Conférence des présidents d'université, donne une photographie des sites Web des universités françaises en mars 1998 (KOSMOS, 1999). Sur une centaine de sites visités et classés à partir de trente fonctionnalités : 41% se cantonnent à un web "plaquette statique", 26% à un web "plaquette dynamique", 18% à un "web d'ouverture" (comprenant des liens vers l'extérieur) et 15% à un web service interactif. Le site d'université moyen est qualifié par les auteurs d'une "pauvreté fonctionnelle importante".
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