Qu'est ce que le cycle veille/sommeil?








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Physiologie et pathologie
Le sommeil humain:
Introduction
Qu'est ce que le sommeil?

Nous assimilons le sommeil à une perte de sommeil temporaire de la conscience et de la vigilance. Le sommeil a longtemps été considéré comme un ralentissement de l'activité du cerveau. Cette perspective est erronée. Bien que le corps soit au repos pendant le sommeil, il existe des fonctions complexes qui ne peuvent être expliquées comme une cessation des activités du cerveau.

Le sommeil est un état de vigilance qui obéit à un rythme appelé le rythme circadien. Ces états de vigilance sont sur un continuum nycthémérale (jour/nuit). On parle de cycle veille/sommeil.
Qu'est ce que le cycle veille/sommeil?

C'est un rythme endogène, c'est à dire que c'est un rythme du corps humain , ou biorythme. Ces rythmes sont en général cyclique c'est à dire qu'ils apparaissent avec des fréquences régulières.

Il existe différents rythme:

  • le rythme infradien >24h: basses fréquences

  • le rythme ultradien <24h: fréquences plus élevés (ex: digestion)

On a une interaction entre la température du corps et les rythmes du sommeil. En fin d'après-midi, on atteint notre température maximale puis il descend pendant la nuit et atteint la température minimale à 5/6h du matin. La baisse de température apparaît déjà vers 14h ce qui pourrait expliquer la baisse d'attention. L'hormone du stress (le cortisol) booste l'organisme.

Le cycle veille/sommeil obéit au rythme circadien. Le cycle veille/sommeil et la température sont en phase, le sommeil survenant dans la pente descendante de la courbe des températures.

La fréquence innée des rythmes endogènes circadien est approximativement de 25h. Sans l'influence du nycthémère (obscurité totale, sans alternance jour/nuit), les rythmes circadiens s'allongent pour atteindre 25h. Ce rythme endogène innée de 25h, indépendant de l'extérieur, est donné par l'horloge biologique. Dans les conditions normales, les rythmes endogènes vont être contrôlés par le rythme nycthémère et les rythmes vont être sur 24h. La lumière et l'obscurité sont appelées zeitgeber, ce qui signifie donneur de temps. Ils permettent de synchroniser l'horloge biologique et par conséquent des rythmes circadiens. La relation température et rythme circadien n'existe plus s'il n'y a plus de donneur de temps (lumière/obscurité).

D'autres stimuli influencent le rythme veille/sommeil: le rythme social, le travail... Ainsi le rythme endogène, la température du corps deviennent asynchrone. On parle d'état d'autonomie.

L'ensemble de ces expériences a permis de conclure que le cycle veille/sommeil était régulé par une horloge biologique qui est différente des autres biorythmes.

Il existerait un oscillateur interne fort, situé dans l'hypothalamus et le ventre médian, qui serait peu sensible à l'absence de zeitgeber (donneur de temps). Il existerait un oscillateur interne faible très dépendant des donneurs de temps et duquel découlerait le cycle veille/sommeil. Ces oscillateurs se synchronisent sur le cycle lumière/obscurité pour la synchronisation des rythmes. L'horloge biologique est située dans l'hypothalamus au niveau des noyaux supra chiasmatique (NSC). Ces noyaux reçoivent via le nerf optique les informations lumineuses captées par la rétine.

Les expériences de MOORE et DUKER, en 1972, ont montré que la destruction des NSC abolie le cycle veille/sommeil. La transplantation de tissu fœtale chez les animaux lésés rétablie le rythme veille/sommeil. Des données électrophysiologiques (enregistrement des neurones du NSC) ont montré que certains neurones de ce noyaux sont actifs dès l'installation de la lumière. C'est ce qu'on appelle light on cells.

D'autres neurones sont actifs à l'obscurité, ces neurones secrètent à l'éveil une molécule qui s'appelle l'arginine-vasopressine (AVP) qui a une action éveillante mais elle produit un peptide vaso-intestinale qui a une action hypnogène.

La culture de neurones in-vitro montre que les neurones du NSC mis en culture sont déconnectés du système nerveux centrale, ces neurones pris individuellement continuent à faire variés leur activité selon un cycle d'environ 24/25h. Contrairement à ce qui se produit dans le cerveau, les cellules du NSC en culture ne synchronisent pas leur activité cyclique avec celle du jour et de la nuit. Les informations sur le nycthémère ne sont pas captées, elles sont indépendantes du cycle jour/nuit. Notre horloge biologique a besoin d'être réajuster périodiquement. Chaque cellule de cette horloge doit se resynchroniser avec des indices externes lui indiquant le début ou la fin de la journée. Parmi les synchronisateurs externes le plus puissant est l'intensité lumineuse générale. En l'absence de synchronisateurs externes, l'horloge biologique interne fonctionne en libre cours avec un retard ou une avance sur le cycle de 24h. Or ces horloges internes tiennent sous leur dépendance de très nombreux rythmes physiologiques mais aussi biologique (ex: l'hormone de croissance, l'hormone des états émotionnels => le cortisol, le métabolisme des lipides, des protides, le potassium, la mélatonine => hormone synthétisée par l'hepiphine (pas sur) qui intervient dans le rythme veille/sommeil, lorsque cette hormone est excédante, elle peut être responsable des déprimes.

Le contrôle des rythmes par le zeitgeber sont très important.


          1. Physiologie du cycle veille/sommeil


Il existe 3 types de mesure pour définir et étudier le sommeil physiologique et ses différents stades:

  • L'électroencéphalogramme (EEG): c'est un tracé qui exprime la variation temporelle des différences de potentiels qui s'établissent entre 2 électrodes. Ces différences de potentiel sont les ondes cérébrales, découvertes au début des années 30 par Hans BERGER (psychiatre). Il a découvert que l'activité électrique du cerveau pouvait être enregistré en plaçant des électrodes sur le crâne. Ce que l'on recueil c'est l'activité des cellules pyramidales du cortex. LOOMIS, aux Etats-Unis en 1937, va réaliser le premier EEG du sommeil nocturne, c'est seulement 20 ans plus tard que vont débuter les véritables études sur le sommeil;

  • l'électroculogramme (EOG) va enregistrer le mouvement des globes oculaires. L'œil peut être considérer comme une petite batterie avec la rétine chargée négativement par rapport à la cornée. En plaçant des électrodes, il est possible d'observer des changements;

  • l'électromyogramme (EMG) recueil l'activité des muscles au niveau du menton.

Il existe aussi l'électrocardiogramme (ECG).

Les techniques actuelles sont dîtes polygraphiques c'est à dire qu'on enregistre simultanément l'activité électrique du cerveau (EEG), l'activité cardiaque (ECG), la fréquence respiratoire (FR).

Grâce à cela on obtient les caractéristiques d'une nuit de sommeil en comparaison avec l'état de veille. L'état de veille caractérise tous les mouvements conscients de notre vie et représente chez l'adulte près des 2/3 du temps. Il y a un temps d'éveil actif et un temps d'éveil passif.

Il existe des critères physiologique et comportementaux de l'éveil:

  • Actif: yeux grands ouverts, très mobiles, les gestes sont fréquents, rapides et précis. Le temps de réaction à des stimuli est très court, les réflexes sont vifs, l'envie de communiquer et la facilité pour apprendre sont importante. La respiration est régulière. L'EEG est rapide et régulier et le tonus musculaire est élevé.

  • Passif: les gestes sont plus lents, les yeux sont moins vifs, les mouvements oculaires sont plus lents. Le tonus musculaire restent élevés. Le temps de réaction est plus lent, les sujets sont plus rêveurs, plus distants et plus lents.



Il existe des critères neurophysiologiques de l'éveil:

  • Actif: le cerveau est en alerte, l'EEG montre une fréquence rapide et peu ample. On observe un rythme beta qui est le rythme que l'on mesure dans l'attention dirigée. La fréquence est de 16 à 32 cycles par seconde. L'amplitude est de 6 à 16 microvolts. Le tracé d'une patern est désynchronisé. Un EEG est désynchronisé à une faible amplitude et une fréquence élevée. Lorsque les neurones sont synchronisés, l'EEG est régulière dans le fréquence du signal.

Tracé EEG désynchronisé => ensemble de neurones désynchronisé, on parle de désynchronisation de l'EEG

  • Passif: les zones électriques sont plus régulières, plus amples, plus lentes (8 à12 hertz/sec). Ce sont des zones alfa qui correspond au rythme de vigilance diffuse. Cet état de veille relaxée st une porte ouverte vers le sommeil.


L'activité unitaire concerne une seule cellule. Pendant le sommeil, il y a une baisse de l'activité qui va augmenter au cours du sommeil paradoxal, il y a une décharge phasique c'est à dire entrecoupée de silence. Le sommeil lent peut être décomposer en 4 stades (stades très importants souvent à l'examen):

  • Le stade 1 correspond à l'assoupissement ou à l'état de pré-réveil. En ce qui concerne les critères physiologiques et comportementaux, on peut observer que les mouvements corporels se font rares, l'examen occulogramme montre que les yeux sont fermés mais bougent très lentement de façon symétrique. L'électromyogramme est encore assez chargé l'activité musculaire est donc encore importante. Le critère neurophysiologique au stade 1 présente un électrocardiogramme de faible amplitude, les caractéristiques sont proches de l'éveil. On observe un tracé désynchronisé avec des zones irrégulière et plus lente et d'amplitude faible. Ce sont principalement des ondes thêta de 3 à 7 cycles par secondes mais on trouve aussi des ondes alfa et bêta.

  • Au stade 2 le sujet dort mais ce sommeil est léger. L'EMG s'aplatit ce qui traduit une baisse de tonus musculaire, il n'y a plus de mouvement oculaire, il persiste néanmoins une certaine activité mentale, il y a des rêves flous plus proche d'une pensée d'éveil, les rêves sont plus logiques et d'avantage cohérents de ce sommeil paradoxal. L'activité électrique est de plus en plus lente, on assiste à un sommeil « sleep spindle », les ondes sont comprises entre 12 et 14 cycles par secondes. On y trouve un complexe K, des changements biphasiques de grandes amplitudes

  • La réactivité au stimulus extérieurs pour les stade 3 et 4 est très faible, l'immobilité est à peu près totale, le visage est inexpressif, les yeux sous la paupière sont immobiles . Ce sont des stades non-REM (rapid eyes movements). Le pouls et le rythme respiratoire sont lents et régulier. Le tonus musculaire est conservé, les muscles restent fermes et les doigts sont serrés. Au niveau de l'activité corticale, l'activité électrique cérébrale est lente et ample. On a un tracé synchronisé. Le stade 3 est caractérisé par la présence simultané de fuseau de sommeil et d'onde lente. Ce sont des ondes deltas d'un cycle très lents comprises entre 0,5 et ???. Les zones deltas occupent une large place dans le sommeil lent, très profond, où elles finissent par être prédominante. A ce stade, les stimuli nécessaire pour réveiller le dormeur doivent être très important.

Le passage des stades 1 à 4 est caractérisé par un ralentissement progressif de l'EEG ce qui correspond à une synchronisation des ondes cérébrales. Cette évolution traduit un approfondissement du sommeil. On constate une activité unitaire non constante, on a une activité neuronale plus faible qui porte sur la fréquence d'une activité neuronale. Ces 4 stades du sommeil lent sont les stades NON REM.

Le sommeil paradoxal est le sommeil du rêve ou le sommeil REM. Le sommeil paradoxal succède au sommeil lent. Il a été nommé paradoxal par Michel JOUVET, devant le contraste entre un sujet complètement endormi, un sujet détendu et l'enregistrement EEG qui présente une activité électrique proche de l'éveil.

Les critères physiologiques et comportementaux au cours du sommeil paradoxal sont les suivants:

  • le visage est inexpressif, plus social qu'en sommeil lent

  • les yeux sous les paupières bougent très rapidement

  • le pouls et la respiration sont aussi rapide qu'en phase d'éveil mais plus irrégulier

  • il peut exister de temps à autre, quelques brefs mouvements corporels mais en pratiques les caractéristiques de ce sommeil paradoxal est une hypotonie musculaire intense.

  • Le sujet est complètement détendu, les muscles relâchés, les doigts ouverts

  • Il y a une paralysie transitoire qui disparaît dès que le sujet se réveille ou bien lorsqu'il passe dans une nouvelle période de sommeil lent

En ce qui concerne l'activité neuronale au cours du sommeil paradoxal:

  • pour l'EEG: on trouve des ondes rapides, peu amples, très proches de celles de l'éveil actif, on trouve des ondes bêta caractéristiques de l'éveil

  • l'activité électrique est le reflet d'une activité neuronale intense, d'un véritable éveil cérébral qui correspond au rêve


Si l'on réveil un dormeur dans cette phase de sommeil paradoxal, dans 80% il raconte une histoire de rêve très détaillée et très précise. Ces rêves sont en générales fugaces, vite effacés de notre mémoire ce qui peut nous faire croire que nous n'avons pas rêvé. Les rêves dont nous avons le souvenir sont ceux des dernières minutes du sommeil paradoxal juste avant notre réveil passif. L'éveil spontané du matin survient souvent à la fin d'une phase de sommeil paradoxal. L'activité des neurones du cortex moteur et de la formation réticulée augmentent au cours du sommeil paradoxal.

On constate une répartition temporelle différente des décharges (décharges phasiques).

En ce qui concerne la formation réticulée chez le chat, chaque ligne représente l'activité d'une cellule. Par rapport à la phase d'éveil, il y a une baisse d'activité au cours du sommeil lent et une augmentation stable de cette activité au cours du sommeil paradoxal.

Ccl: il n'y a jamais d'arrêt de l'activité cellulaire cérébrale quelque soit l'état de vigilance. En terme quantitatif, le cerveau n'est jamais au repos.


          1. Organisation d'une nuit de sommeil


Après l'endormissement, l'EEG va évoluer du stade 1 au stade 4 de 30 à 55 minutes. Durant le même laps de temps l'évolution inverse va se produire, on va passer du stade 4 au stade 1. Ce cycle va se produire 5 à 6 fois par nuit (cf figure 14). Lors de sa première apparition en début de nuit, le sommeil lent, au stade 4, dure environ 35 à 40 minutes chez l'adulte, au fil de la nuit le sommeil lent est moins profond, les phases 3 et 4 se font plus longues et ont même tendance à disparaître. Parallèlement, les phases de sommeil paradoxal s'allongent pour être les plus longue au petit matin. Par ailleurs, les phases de sommeil paradoxal surviennent toujours après un passage plus ou moins long en phase de sommeil 1 ou 2 de sommeil lent.

Au cours d'une nuit les phases de sommeil lent et de sommeil paradoxal vont se succéder et à la fin de la nuit le sommeil lent représentera 75 à 80% de la durée totale du sommeil soit un peu plus de 300 minutes. Alors que le sommeil paradoxal représentera le reste c'est à dire 20 à 25% du sommeil soit environ 100 minutes (cf figure 15). La durée des différents stades du sommeil Non REM est très variée (cf figure 15). Le sommeil évolue avec l'âge donc on aura une évolution de l'hypnogramme, toutefois quelque soit l'âge le distribution du sommeil obéis à une distribution dîtes normale appelé aussi courbe de GAUSS. La quantité de sommeil nocturne d'un adulte se distribue avec une moyenne de 7 et demi et avec un écart type d'environ 1h15. Pour les 2/3 de la population. La durée du sommeil est comprise entre 6h15 et 8h45 (cf figure 16).
La quantité de sommeil diminue progressivement avec l'âge:

  • le nouveau né dort environ 15 à 19h par 24h

  • l'enfant de 2 ans dort 12h par nuit

  • l'enfant de 10 ans dort 10h par nuit

  • l'adulte à partir de 20 ans dort 7h30

  • la personne âgée dort moins de 6h par nuit

C'est une décroissance régulière. Les phases d'alternances veille/sommeil sont modulables. On passe d'une phase polyphasique (nouveau né à 4 ans) à une phase biphasique (veille/sommeil) à partir de 10 ans.

On observe une évolution de la qualité du sommeil:

Chez les nouveau nés la quantité de sommeil paradoxal par rapport à la durée totale du sommeil va excéder 50%.

Vers l'âge de 2 ans, le sommeil paradoxal occupe 20 à 25% du sommeil total et cette valeur va rester relativement constante jusqu'à l'âge adulte.

Après 30 ans, le pourcentage de sommeil paradoxal décroit.

Les nouveau nés le sommeil paradoxal serait important pour la maturation cérébrale, le système occulo-moteur et le développement des circuits neuronaux (cf figure 18).

On observe une évolution du sommeil Non REM (sommeil lent):

Le sommeil Non REM présente une diminution progressive. Les stades 3 et 4 du sommeil Non REM vont présenter un déclin progressif au cours de la vie (cf figure 19). Chez les enfants, il y a une alternance de 7 cycles de veille/sommeil.

Le sommeil est composé de stades identiques au cours de la vie mais son organisation varie et les variations inter et intra-individuelles sont nombreuses (ex: les hommes entre 30 et 60 ans dormiraient plus que les femmes.

Nous ne sommes pas tous égaux devant le sommeil.


      1. Les mécanismes nerveux en état de vigilance

On sait que l'éveil dépend de l'activité de neurones localisée dans la formation réticulée activatrice (FRA) qui est localisée dans le tronc cérébral. Les neurones de la FRA forment le système activateur ascendant, les neurones projettent sur le thalamus (diencéphale) qui constitue un relais de l'information sensorielle (cf figure 20). Le thalamus provoque, à son tour, l'excitation des cellules corticales qui apparaît durant l'éveil. Un autre relais de la FRA est l'hypothalamus qui lui aussi active le cortex cérébral.
La FRA a pour rôle, entre autre, d'intégrer toutes les informations sensorielles en provenance du monde extérieur, mais aussi les stimuli internes ce qui permet d'activer l'ensemble du cerveau. Une forte stimulation externe de l'environnement activera la FRA et se répercutera sur la quasi-totalité des régions cérébrales. Inversement, l'environnement calme ralentira l'activité de la FRA. La stimulation de la FRA induit une activité EEG caractéristique de la veille et elle augmente le tonus musculaire. La lésion de FRA provoque un coma et l'apparition d'ondes lentes ressemblant à celle qui accompagnent le sommeil (cf figure 20). On connait un certain nombre de médiateurs de réveil. On admet, actuellement, que la FRA accélère l'activité corticale par l'intermédiaire d'un neurotransmetteur: l'acétylcholine, elle est libérée par le télencéphale basal ou noyau de Meynert qui possède de grosses cellules polynergiques qui stimulent les noyaux thalamiques. Lorsque les cellules libèrent l'acétylcholine à partir de leur terminaison, elle stimule les neurones corticaux dont le profil d'activité change pour produire un EEG d'éveil (rythme Bêta). Il existe des noyaux cholinergiques, au niveau du pont, regroupés sous le nom de noyaux mésopontins cholinergiques (cf figure 20), ces noyaux activent le thalamus et de là, activent le cortex.

L'acétylcholine est contrôlée au niveau réticulaire et corticale par un autre médiateur, la noradrénaline, notamment provenant des neurones du locus coeruleus. L'activité du locus est maximale chez le sujet éveillé et actif, elle est réduite durant l'éveil calme, elle est encore plus réduite en sommeil lent et elle est complètement abolie en sommeil paradoxal. L'acétylcholine est également régulée par la dopamine libérée par le système nigrostriatal.

L'expérience suivante illustre son rôle éveillant, on sait que les amphétamines provoquent un éveil intense et durable en augmentant la libération de noradrénaline et de dopamine. Si on empêche la synthèse de ces 2 neurotransmetteurs, l'injection d'amphétamines n'a alors aucune action éveillante.

Récemment un système de neurone histaminergiques a été découvert dans l'hypothalamus postérieur, au niveau du tubéromammillaire. Il a été montré que ce système joue un rôle dans l'éveil et que les drogues anti-histaminergiques ont un pouvoir anti-éveil.

La sérotonine (5-HT), découvert par JOUVET, est libérée par les neurones du raphé, ces neurones du raphé sont actifs pendant la veille et ils participent à l'activité de veille. S'il est possible d'augmenter la qualité de l'éveil par les drogues, il est plus difficile d'en augmenter la durée sans se heurter à des phénomènes d'accoutumance, d'assuétude qu'est la dépendance du sujet vis à vis de la drogue, ou bien des phénomènes de toxicité (ex: les fortes doses d'amphétamines provoquent des psychoses aiguës).

Le sommeil n'est pas la conséquence d'un repos passif du système d'éveil mais il est provoqué par l'intervention de mécanismes actifs.
Des lésions de l'hypothalamus antérieur et des portions adjacentes du télencéphale basal, plus particulièrement du noyau ventro-latéral pré-optique (VLPO) produise une insomnie durable. Des stimulations électriques ou chimiques de ce noyau produisent du sommeil lent. L'hypothalamus antérieur et le VLPO sont les régions les plus efficaces du cerveau pour la production de sommeil lent. Des études montrent que des neurones dans cette région décharge de façon maximale durant le sommeil lent avec relativement peu d'activité durant le sommeil paradoxal et l'éveil. Les neurones du VLPO innervent la plupart des structures du système d'éveil. Au cours du sommeil paradoxal, ils libéreraient le GABA (neurotransmetteurs inhibiteurs) qui inhiberaient le système d'éveil et favoriseraient ainsi le maintien du sommeil lent. Le VLPO est à son tour inhibé par les neurotransmetteurs de l'éveil, il y a une action inhibitrice réciproque entre le VLPO et les centres de l'éveil (cf figure 22). Il y a d'autres noyaux qui interviennent dans cette régulation: noyaux du tractus solitaire impliqués dans le sommeil lent.

Le contrôle nerveux du sommeil paradoxal:

Les centres intervenants dans le sommeil paradoxal ont été identifié au cours d'expériences de transection cérébrale et notamment avec l'expérience du chat pontique. Dans ce modèle, on effectue une section à l'avant du pont et on constate que le chat continue a présenter périodiquement des signes électriques du sommeil paradoxal au niveau des structures situées à l'arrière de la section. Par contre, il n'apparait aucun signe de sommeil paradoxal au niveau du cerveau situé en avant de la section. On voit apparaître chez un tel animal, avec une certaine régularité des périodes d'atonie posturale (pas de réactivité), ces périodes d'atonie s'accompagnent de mouvements oculaires rapides en relation avec une activité au niveau de certains noyaux du pont.

Le sommeil paradoxal prend naissance dans le pont. Il y a eu une autre expérience qui est le chat encéphale isolé, on provoque une section au niveau du bulbe. On supprime les signes électriques du sommeil paradoxal en avant de la section. On va supprimer l'atonie musculaire qui dépend des motoneurones de la moelle.

Ces 2 expériences du chat pontique et de l'encéphale isolé permettent de dire que le rhombencéphale (bulbe rachidien + cervelet + pont) est suffisant pour mettre en jeu le sommeil paradoxal.

Si on fait une transection entre le pont et le bulbe rachidien, on observe qu'il n'y a plus de signes de sommeil paradoxal en arrière de la section. On suppose que les centres du sommeil paradoxal sont localisés au niveau du pont.

En ce qui concerne les médiateurs impliqués dans le sommeil paradoxal, des expériences ont permis de décrire un groupe de neurones cholinergiques regroupés dans une aire péri-brachiale, ce groupe de neurones est impliqués dans le sommeil paradoxal. On a observé que la destruction de cette aire réduit la quantité de sommeil paradoxal.

Cette structure serait centrale dans la production de ce type de sommeil. Cette région péri-brachiale projette vers le néocortex mais aussi vers la moelle épinière, elle serait donc à la fois responsable de l'activité EEG, caractéristique de la veille, mais aussi de la paralysie musculaire par inhibition des motoneurones de la moelle épinière.
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