Recherche en sciences infirmières, point de vue du doyen de la faculté de médecine d’Angers 5








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1éres Journées francophones de la recherche en soins

11 et 12 avril 2013
Angers

_______________________________________________________________________



Communiqué Le congrès qui met à l’honneur l’expertise en recherche paramédicale 2

Le congrès, un concentré de vitamines pour stimuler la recherche clinique en soins 3

Le congrès, vecteur de diffusion de la recherche en soins - Focus sur les posters 4

Recherche en sciences infirmières, point de vue du doyen de la faculté de médecine d’Angers 5

Genèse de la recherche en soins infirmiers au Canada, en France et en Suisse 6

La recherche en soins : l’émancipation par l’excellence 8

Le CHU d’Angers, terreau fertile pour la recherche en biologie et en santé 9

En France, les CHU acteurs majeurs de la recherche en soins 10

Annexe

Comité scientifique 14
Posters 15
Remerciements 19

_______________________________________________________________________

Contacts presse

Marie-Georges Fayn Anita Rénier - CHU Angers

Tél : 02.54.38.06.59 4 rue Larrey - 49933 Angers cedex 9

Mobile : 06.84.81.59.82 Tél : 02 41 35 53 33 - 06 65 80 66 81

resochu@club-internet.fr anrenier@chu-angers.fr
1éres Journées francophones de la recherche en soins - 11 et 12 avril 2013 à Angers

Le congrès qui met à l’honneur l’expertise en recherche paramédicale

Grand rassemblement francophone à l’initiative du CHU d’Angers, les journées angevines des 11 et 12 avril 2013 offriront un panorama complet de la recherche en soins et témoigneront du dynamisme et de la créativité des professionnels qui interviennent au plus près du patient. Elles s'inscrivent dans un vaste mouvement d’émancipation de la nouvelle génération des paramédicaux, d’affirmation de leur expertise et de leur rôle singulier et précieux dans la chaîne des soins.

"L'idée de promouvoir la recherche paramédicale en France m’est venue en 2009 en Grande-Bretagne. Conseiller social de l’Ambassadeur de France, j’ai apprécié, lors des nombreuses visites d'hôpitaux britanniques, l'avancée de leurs réflexions en matière de recherche en soins infirmiers. En poste au Ministère de la Santé en 2010 j'ai participé au lancement des premiers Programmes Hospitaliers de Recherche Infirmière (PHRI). Et aujourd'hui, à la tête du CHU d'Angers, je poursuis cette mise en lumière de l'exercice infirmier et paramédical qui me tient à coeur" précise Yann Bubien, directeur général.

De l'approche sociale et scientifique aux pratiques européennes et internationales en passant par les aspects éthiques ou encore le transfert des connaissances infirmières dans le milieu clinique, toutes les dimensions de la recherche en soins seront étudiées durant 2 jours à travers conférences plénières, ateliers, tables rondes et posters. Le programme pédagogique s’organise autour 4 dimensions de la recherche clinique, l'expertise clinique, la pédagogie, la méthodologie et le management - la stratégie.

Le congrès, vitrine de la recherche francophone en soins : les temps forts

Des personnalités du monde de la santé prendront la parole pour promouvoir la recherche infirmière : le Pr. Jean-Luc Harousseau, Président du collège de la HAS, Pr Monique Rothan Tondeur, titulaire de la chaire recherche - EHESP, Chantal Eymard, infirmière, Présidente du jury du programme hospitalier de recherche infirmière et paramédicale (PHRIP), le Pr Walter Hesbeen Infirmier et professeur de santé publique à Bruxelles qui a contribué à faire du care une thématique scientifique et plusieurs doyens de facultés des sciences infirmières d'université francophones…    

Exposition de 50 posters sélectionnés par un jury sur les 77 soumis par les différentes équipes de recherche et de laboratoires de plusieurs pays francophones. Les visiteurs découvriront les 50 actions de recherche et autant de trajectoires originales de soignants inscrits dans une dynamique de progrès. Des initiatives faites pour en inspirer d’autres et promouvoir une culture de la qualité optimale en soins.
Remise de prix aux meilleurs posters dans trois catégories : scientifique, innovation et développement et jeune chercheur.

Placé sous le haut patronage du Ministère de la santé et parrainé par la Haute Autorité en santé, la Fédération Hospitalière de France et des universités francophones dont celle d’Angers, le congrès d’Angers rassemblera 500 participants : professionnels de santé, chercheurs, industriels, prestataires de santé à domicile, étudiants - de tous horizons, du Canada, des USA, de la Belgique, du Liban...

Et déjà une seconde édition programmée pour avril 2015

Dates : jeu. 11 avril 2013, 08h00 – ven. 12 avril 2013, 15h00
Lieu : Centre des Congrès d'Angers - 33 boulevard Carnot - 49100 Angers

Renseignements CHU Angers - Service communication - Tél. : 02 41 35 53 33 - recherche-en-soins@chu-angers.fr
Inscriptions en ligne sur www.jfrs.fr

Le congrès d’Angers : un concentré de vitamines pour stimuler la recherche clinique en soin
Au premier abord, la recherche en soins peut rebuter les bonnes volontés. Au premier abord seulement car on se prend vite au jeu d'une démarche rigoureuse surtout quand elle est soutenue et encadrée par des pairs maîtrisant les standards méthodologiques et sachant vous aider à respecter les principes éthiques et les règles liées à la recherche.

« Je n’ose pas ! » « C’est trop difficile et bien trop dur pour moi !» « En s’exprimant ainsi les professionnels dressent leurs propres barrières et s’interdisent une émulation, source de performance. Nos journées doivent les motiver pour aller de l’avant, oser écrire, oser penser différemment. Il n’y a pas de petite recherche ni de petite idée. Nous voulons leur montrer qu’en respectant les standards méthodologiques et les principes éthiques, ils peuvent porter plus haut leurs connaissances, et devenir des soignants proactifs éclairés, de véritables partenaires scientifiques des équipes. » assure Marie-Claude Lefort, directeur des soins CHU d’Angers, Présidente du Comité scientifique.

Les organisateurs ont conçu un programme sur mesure prenant en compte toutes les dimensions de la recherche en soins, une discipline encore jeune, au croisement des sciences humaines, sociologiques, philosophiques et des connaissances scientifiques. Cette formation stimulante, riche d'échanges incitera les soignants à franchir les étapes qui séparent le novice en recherche de l'expert.

« Au contact de leurs illustres pairs issus de leurs rangs, gageons que les 500 professionnels de santé inscrits à ces deux journées auront envie de s’engager dans la recherche. Nous espérons qu’ils saisiront l’opportunité de ces belles rencontres pour créer des réseaux, s’enrichir mutuellement et concevoir ensemble des thématiques de recherche multicentriques afin de prolonger entre établissements l’apport stimulant de ce congrès. Un séminaire à vivre comme un « coup de pouce » à la créativité des soignants. » confient les organisateurs angevins.
« Notre profession est belle et utile. Elle s’appuie sur des savoirs propres. Mais pour grandir encore, la profession doit être capable de s’interroger sur ses pratiques et d’en mesurer l’impact sur la santé de la population La profession doit être capable de produire des savoirs et de les utiliser. La profession grandira par la recherche » affirme Monique Rothan-Tondeur, docteur en santé publique, Professeur, titulaire de la chaire Recherche Infirmière - École des hautes études en santé publique
Au CHU d'Angers, la recherche paramédicale s'affiche comme un axe de développement fort autour duquel la communauté s'appuie pour développer sa philosophie du soin.

La recherche infirmière y est perçue comme un véritable levier de changement pour favoriser l’expansion et la diffusion du savoir infirmier.
Yann Bubien – Directeur général du CHU d'Angers
Le congrès, vecteur de diffusion de la recherche
Focus sur les posters
« Nous avons d’excellents projets de recherche présentés selon notre demande, c’est-à-dire suivant la méthodologie rigoureuse imposée. » expliquent David Abadia Ugarte et Laurent Poiroux du CHU d'Angers et membres du comité d'organisation. Sur les 77 dossiers soumis par les différentes équipes de recherche et laboratoires du Canada, de Belgique, de France, du Maroc et de Suisse, 50 ont été sélectionnés par un jury particulièrement exigeant au regard des critères imposés : abstract de 3 000 signes, résumé attractif de la problématique, description précise de la démarche scientifique adoptée.

.


Une exposition présentera les 50 posters retenus provenant de 5 pays francophones :
Belgique-1, Canada-2 dont un en coopération avec la France, France- 37, Maroc-3, Suisse-
7.


Exemples de posters présentés à Angers

  • Étude descriptive sur le sentiment de finitude de vie et le coping chez le patient face à l'annonce d'un cancer,

  • Développement d'un outil en Réalité Virtuelle pour la rééducation du membre supérieur de l'enfant hémiplégique,

  • Facteurs entravant l’émergence du rôle propre infirmier dans la pratique infirmière,

  • Facteurs associés à la poursuite de l'allaitement maternel jusqu'à 6 mois,

  • Impact du toucher-massage sur l'anxiété,

  • Étude portant sur la dosimétrie des extrémités des opérateurs,

  • Le calcul de doses médicamenteuses en soins infirmiers.





La recherche en sciences infirmières :
mouvement indispensable mais encore balbutiant en France dont ces journées illustrent le développement possible

Pr Isabelle Richard, doyen de la faculté de médecine d’Angers

Les journées francophones de la recherche en soins illustrent le développement de ce secteur d’activité, qui doit être soutenu par les facultés de médecine. Dans de nombreux pays d’Europe, les infirmières sont formées à l’université, sur des cursus au format Licence/Master/Doctorat. La majorité des professionnels de terrain ont une formation de niveau licence, mais certains(es) ont poursuivi le cursus et ont été formés à la recherche. L’Angleterre, le Canada, la Suisse disposent de Docteurs en sciences infirmières qui animent les départements universitaires, dirigent les formations et produisent de la recherche scientifique.

Les modifications épidémiologiques et le développement des maladies chroniques rendent nécessaire une réorientation de la recherche en santé. A côté de la recherche fondamentale réalisée par les biologistes, ou de la recherche clinique médicale, doit se développer une recherche pluridisciplinaire associant d’autres professions de soins, dont les infirmièr(e)s, et permettant notamment de tester des hypothèses concernant d’autres déterminants de la santé. La compréhension des mécanismes sous-tendant l’observance ou les inégalités sociales de santé, l’évaluation des politiques de santé et de la sécurité des soins, pour ne citer que quelques exemples ne progresseront vraiment que si se constituent des équipes pluridisciplinaires de recherche associant des infirmiers.

La formation par et à la recherche des infirmiers est également nécessaire pour qu’ils puissent tenir toute leur place dans les universités et y développer des cursus spécifiques. « L’universitarisation » des formations aux professions de santé et la délivrance, pour la première fois en 2013 du grade de licence aux infirmiers doit se poursuivre. Elle doit permettre la mise en œuvre de masters qui conduiront à l’approfondissement de formations nécessaires aux développements de nouveaux métiers d’infirmiers cliniciens et à une organisation des soins incluant la collaboration pluri-professionnelle et la délégation de tâches. Là aussi, la transition épidémiologique impose des évolutions rapides. Les CH&U, qui ont montré depuis 1958 leur pertinence dans la formation des médecins et la recherche clinique médicale sont les acteurs naturels d’une formation des infirmier(e)s et d’une recherche clinique infirmière à la hauteur des défis du vingt-et-unième siècle.


« La recherche en soins doit être considérée comme une recherche médicale à part entière. La nécessaire formation des soignants à la méthodologie et aux aspects règlementaires de la recherche impose un accompagnement initial fort par des médecins aguerris en recherche clinique. Le développement de la recherche en soins reposera avant tout sur la motivation individuelle des soignants. Il est donc nécessaire de réfléchir à la valorisation individuelle de cette activité. Cette réflexion devra être intégrée à la démarche d'universitarisation de la profession infirmière » »
Pr Alain Mercat, Responsable du Centre de Recherche Clinique et de l'innovation, Chef de pôle du Pôle médecines spécialisées et intensives au CHU d'Angers.


Genèse de la recherche en soins infirmiers au Canada,

en France et en Suisse



La formation, les coopérations, le cadre de travail, les financements renforcent la capacité de recherche individuelle et collective


  • 1962 Création de la Faculté de nursing en décembre



  • 1965 Création d’un programme de 2e cycle avec deux spécialités : Administration du nursing et Éducation du nursing. Il s’agit du premier diplôme de maîtrise en sciences infirmières de langue française au monde.



  • 1978 Changement de nom de la Faculté de nursing qui devient la Faculté des sciences infirmières.



  • 1980 Développement de la mission de recherche à la Faculté et obtention de subventions de plus en plus importantes octroyées par des organismes de recherche.





  • 1981 Création de l’Association de Recherche en Soins Infirmiers (ARSI)



  • 1983 Création d'un projet de baccalauréat pour les infirmières ayant un DEC en techniques infirmières.



  • 1985 Certificat en sciences infirmières en milieu clinique proposé pour la 1ère fois à la Faculté.



  • 1993 Création du programme de doctorat en sciences infirmières conjoint avec l'Université McGill. L’Université de Montréal est la première université francophone au Canada et au monde à offrir le doctorat en sciences infirmières.



  • 1996 Création du Diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en sciences infirmières permettant le perfectionnement d’infirmières ne souhaitant pas aller en maîtrise.



  • 1998 Inauguration de la Chaire de recherche en soins infirmiers à la personne âgée et à la
    famille. Cette chaire devient en 2002 la Chaire Desjardins en soins infirmiers à la personne
    âgée et à la famille. Résultat d’un partenariat entre la Faculté, l’Institut universitaire de gériatrie
    de Montréal et le Mouvement Desjardins, il s’agit de la première chaire de recherche en
    sciences infirmières dans ce domaine au Canada.



  • 2001 Création du Centre de formation et d’expertise en recherche en administration des services infirmiers dédié à la promotion de la recherche appliquée en administration des services infirmiers. Puis enrichissement du programme de maîtrise par la création de trois options : Pratique avancée, comprenant Infirmière clinicienne spécialisée et Infirmière praticienne (aujourd’hui Expertise-Conseil et Pratique infirmière avancée ), Formation infirmière et Administration des services infirmiers.



  • 2003 Création du Groupe de recherche interuniversitaire en sciences infirmières de Montréal (GRISIM) en partenariat avec l’Université McGill. Ce groupe promeut la recherche clinique en soins infirmiers. En 2008, il devient le Groupe de recherche interuniversitaire en interventions en sciences infirmières du Québec (GRIISIQ) avec l’ajout de deux nouveaux partenaires : l’Université Laval et l’Université de Sherbrooke.



  • 2004 Implantation du programme de baccalauréat développé selon une approche par compétences pour une cohorte de formation initiale (diplôme d’études collégiales en sciences de la nature) et pour la première cohorte de formation infirmière intégrée (continuum diplôme d'études collégiales (DEC) -Bac).



http://www.mediaschu.fr/fileadmin/template/images/suisse.png 2006 Premier diplôme en soins infirmiers niveau bachelor délivré par la Haute Ecole de
Santé de Suisse occidentale*


  • 2006 Inauguration de la Chaire de recherche sur les nouvelles pratiques de soins infirmiers. Issue d’un partenariat avec le Centre hospitalier de l’Université de Montréal, des corporations privées et l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, cette chaire est dédiée à la recherche sur les pratiques de soins auprès des personnes vivant avec un problème de santé chronique.




  • 2007 Création du Centre d’innovation en formation infirmière (CIFI) voué au développement, à l’évaluation et à la diffusion d’innovations pour l’enseignement et l’apprentissage des meilleures pratiques de soins, à tous les niveaux de formation, incluant la formation continue.



http://www.mediaschu.fr/fileadmin/template/images/suisse.png 2008 Création d’un doctorat en sciences infirmières à l’institut universitaire de recherche et formation en soins rattaché à la faculté de médecine et biologie de l’université de Lausanne (actuellement 10 doctorants et 1 doctorat terminé)*.

http://www.mediaschu.fr/fileadmin/template/images/suisse.png 2009 Création d’une maîtrise en sciences infirmières à l’institut universitaire de recherche et formation en soins rattaché à la faculté de médecine et biologie de l’université de Lausanne, conjointement avec la Haute Ecole de Santé de Suisse occidentale (40 étudiants dans le cursus et 11 titres délivrés).*



  • 2009 Circulaire annonçant le lancement du 1er PHRIP en 2010, suivront les PHRIP 2011, 2012


http://www.mediaschu.fr/fileadmin/template/images/canada.png 2010 Création du Centre d'excellence en soins infirmières à la famille (CESIF). Développé en partenariat avec quatre établissements de santé de la région montréalaise (CHUM, CHU Ste-Justine, Institut de Cardiologie et Hôpital du Sacré-Coeur), le CESIF encourage le développement des connaissances et de la pratique infirmière en approche systémique familiale. Implantation du programme de maîtrise selon une approche par compétence.



  • 2010 Réforme de la formation des infirmiers, leur diplôme correspond à un grade une licence



  • 2011 Infirmiers titulaires d’un doctorat, 30 doctorants en formation**. Leur nombre augmente chaque année



  • 2010 1ère recherche infirmière multicentrique sélectionnée dans le cadre d’un PHRIP « Étude prospective randomisée visant à évaluer l’effet de l’humidification sur le confort du patient recevant une oxygénothérapie » Laurent Poiroux- CHU d’Angers



  • 2013 1ères journées francophones de la recherche en soins infirmiers à Angers.






En Suisse, Eva Cignacco, sage-femme, infirmière, chercheuse et docteur en philosophie à l’institut pour la science des soins infirmiers de l’université de Bâle est reconnue pour ses travaux sur l'expérience précoce de la douleur chez les nouveau-nés et prématurés, sur les différentes stratégies d'évaluation de la douleur et sur les modalités de soulagement par des traitements pharmacologiques ou non. Ses études ont eu un large impact sur la pratique des soins dispensés en néonatologie.



Au cours de la dernière décennie, l’analyse de la recherche canadienne en sciences infirmières financée a permis de dégager trois grandes catégories d’étude : les études portant sur des questions de santé particulières (les maladies chroniques, la santé de la reproduction, la douleur, et les soins palliatifs et de fin de vie…), celles touchant l’organisation des services de santé, et celles s’intéressant à la promotion de la santé. ***


La recherche en soins : l’émancipation par l’excellence d’une nouvelle génération de soignants
Des cliniciens de terrain s’impliquent dans la création et la promotion d’un savoir scientifique paramédical universitaire

Au plus près de la personne malade ou accidentée, les soignants sont tous les jours confrontés à des problèmes de soin très concrets. Porteurs d’un haut degré d’exigence professionnelle et soucieux de prodiguer le meilleur soin aux patients, ils s’interrogent sur leur pratique clinique, sur leurs outils d’évaluation et sur les protocoles établis. Pour vérifier de nouvelles hypothèses et apprécier l’efficacité de process innovants, certains n’hésitent plus à mener des études en respectant une méthodologie rigoureuse. De ces travaux émaneront des constats et des réponses scientifiquement validés qui feront progresser les soins, les rendant plus efficaces, plus sûrs et mieux tolérés. Un engagement contraignant qui, paradoxalement, va libérer la créativité des soignants et contribuer à leur émancipation par la construction d’une excellence professionnelle.


Questionnement professionnel dans 3 les modèles cliniques
- Que sais-je de la pathologie du patient ?

- Que sais-je des risques et des effets indésirables liés aux thérapeutiques mises en place ?

- Que comprendre et décoder des réactions humaines, physiques et/ou psychologiques du patient ?



« Levier de changement, la recherche paramédicale peut se définir comme une compétence singulière qui associe expertise clinique individuelle, connaissances scientifiques issues de "l'Evidence Based Practice" (EBP) * et respect de l’avis du patient - sachant qu’in fine, ce patient unique, éclairé par les informations et les invitations de l’équipe, sera seul juge de ce qui est réellement bénéfique et salutaire pour lui. » rappellent les organisateurs : Marie Claude Lefort, Directeur des soins, coordonnateur général, Frédérique Decavel, Directeur des soins, David Abadia, Cadre supérieur de Santé, Laurent Poiroux, Cadre de santé – CHU d’Angers


10 compétences du nouveau référentiel infirmier 2009

A noter la compétence 8 relative à la recherche en soins - source Ministère de la santé


1. Evaluer une situation clinique et établir un diagnostic dans le domaine infirmier,

2. Concevoir et conduire un projet de soins infirmiers,

3. Accompagner une personne dans la réalisation de ses soins quotidiens,

4. Mettre en œuvre des actions à visée diagnostique et thérapeutique,

5. Initier et mettre en œuvre des soins éducatifs et préventifs,

6. Communiquer et conduire une relation dans un contexte de soins,

7. Analyser la qualité des soins et améliorer sa pratique professionnelle,

8. Rechercher et traiter des données professionnelles et scientifiques,

9. Organiser et coordonner des interventions soignantes,
10. Informer et former des professionnels et des personnes en formation
*Evidence Based Practice : approches thérapeutiques éprouvées par l'utilisation consciencieuse, formelle et judicieuse des meilleures preuves scientifiques dans les prises de décisions pour des soins appropriés à chaque patient

Le CHU d’Angers, terreau fertile pour la recherche en biologie et en santé
Les 1éres Journées francophones de la recherche en soins, c’est l’histoire d’une rencontre entre un homme et une institution : Yann Bubien, promoteur en 2009 du programme hospitalier de recherche infirmière et paramédicale fut nommé deux ans plus tard directeur général du CHU d’Angers. Dans cet établissement, il a pu apprécier l’implication de la direction des soins dans la recherche et son organisation modèle, à l’origine de la création en 2009 d’une cellule de coordination de la recherche en soins infirmiers, de rééducation et médico-techniques et de l’enseignement dont les représentants siègent au centre recherche clinique du CHU. Une structuration qui a boosté la production de connaissances professionnelles paramédicales et fut récompensée dès 2010 par le financement de 2 PHRIP et à partir de 2012 par un appel à recherche interne avec à la clé un financement de 50 000 euros en 2013.

Cette identité de vue autour de l’importance stratégique de la recherche paramédicale est à l’origine de la création des 1ères journées de la recherche francophone
Une incitation institutionnelle forte soutenue par une implication dynamique des médecins et paramédicaux 



Avec 150 enseignants-chercheurs, 450 programmes de recherche dont 50 promus par le CHU dont 11 menés en partenariat avec des hôpitaux de la région (Le Mans, Nantes, Cholet et la Roche-sur-Yon), et avec 490 publications annuelles par plus de 300 auteurs ou co-auteurs du CHU, Angers bénéficie d’un très bon positionnement « recherche » au niveau national. L’établissement est en pointe dans différents domaines : les nanotechnologies, l’hépato-gastro (cirrhose hépatique), l'urologie, maladies métaboliques (diabète sucré, obésité), l'hématologie (leucémie), neurologie (Azheimer), la neuro ophtalmologie, les maladies cardio-vasculaires, thrombo-emboliques…

Si par sa taille, le CHU est classé 26eme, les crédits MERRI alloués le placent au 18ème rang des CHU de même que son score de publication. En 2011 le CHU d’Angers a remporté l’appel d’offres pour la labellisation d’un centre de recherche clinique (CRC).


La recherche paramédicale angevine signe le BABICOC® un couffin pour IRM des bébés L'immobilité requise pour une Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) est difficile à obtenir chez un bébé de 0 à 6 mois. En cas de mouvements, l'examen d'imagerie cérébrale est difficilement interprétable avec un taux d'échec évalué à 30 %. Dans le but de diminuer ce taux d'échec et de réaliser l’examen dans des conditions satisfaisantes, nous avons élaboré, en travail pluridisciplinaire, un couffin dénommé BABICOC® .Afin de confirmer l’intérêt de ce couffin de positionnement nous avons proposé un PHRIP pluridisciplinaire multicentrique par le biais d'une  étude prospective et comparative. Cette démarche de recherche s'inscrit dans le cadre de l'amélioration de la qualité, de la sécurité et du confort pour l'enfant et ses parents.

Jacques Guyard,    Cadre de Santé. Médecine Nucléaire. IRM-SCANNER Larrey , Référent PACS et Delphine Delacroix, cadre de santé chirurgie pédiatrique et Hôpital de jour du CHU d’Angers.

En partenariat avec la Délégation Interrégionale à la Recherche Clinique (DIRC), le CHU met tous les moyens en œuvre pour accompagner ses enseignants chercheurs dans leurs publications et recherches.

En France, les CHU acteurs majeurs de la recherche en soins
Principaux promoteurs de recherche en biologie-santé, les hôpitaux universitaires font aussi avancer la recherche infirmière et paramédicale au bénéfice des malades. Les CHU considèrent en effet que la recherche relève désormais de l’ensemble des professionnels : recherche qualitative ou quantitative, interdisciplinaire translationnelle.
Tous reconnaissent que la recherche infirmière participe à l’amélioration des soins, des connaissances et des pratiques professionnelles des soignants.




Angers, Bordeaux, Dijon, Limoges, Marseille, Montpellier, Nancy, Nantes, Paris, Toulouse figurent parmi les CHU les plus dynamiques en recherche paramédicale. Dans ces établissements les cadres supérieurs exercent la mission d’accompagnateur, tuteur de recherche.

La dynamique de la recherche pluriprofessionnelle logo angers

En 2012, le CHU d’Angers a doté de 250 000 € l’appel d’offres interne pour les projets de recherche. Ce financement est destiné aux jeunes chercheurs qui ne peuvent pas encore prétendre accéder aux Programmes Hospitaliers de Recherche Clinique (PHRC) ou de Recherche Infirmière et Paramédicale (PHRIP). 13 projets ont été retenus, dont 3 au titre des projets de recherche paramédicale. En effet, pour la première fois, une partie de l’enveloppe a été consacrée à ce secteur, 25 000 € précisément ; en 2013 cette enveloppe est montée à 50 000 €.
Enfin, le CHU vient de lancer la lettre recherche : RI² - Recherche Innovation Investigation dont les colonnes sont ouvertes à la recherche paramédicale

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La recherche paramédicale : une orientation stratégique du projet d’établissement
Dans son projet de soins 2011-2015, le CHU de Bordeaux s’est engagé à développer et à valoriser la recherche paramédicale. Afin de « mettre en musique » cet objectif, la coordination des soins en lien avec la direction de la recherche clinique s’est dotée depuis 2009, d’une structure transversale, pluri-professionnelle, pilotée par un cadre supérieur de santé. Les objectifs consistent à valoriser, promouvoir et proposer un accompagnement méthodologique auprès d’équipes souhaitant s’investir dans un projet de recherche. La dynamique institutionnelle permet de positionner le CHU de Bordeaux dans les premiers CHU avec 5 PHRIP sélectionnés.
De plus, promouvoir la recherche paramédicale consiste également à consolider un « maillage » local, régional et international pour favoriser les échanges et enrichir les pratiques de soins
. C’est ainsi qu’avec l’Université Bordeaux Segalen et l’Institut de Santé Publique d’Epidémiologie et de Développement (ISPED) nous avons créé un DU Recherche en Sciences Infirmières et Recherche Paramédicale en partenariat avec la Faculté des Sciences Infirmières de Montréal : la première promotion a débuté en janvier 2013. Nous organisons conjointement, des séminaires dans le cadre des journées d’été de l’ISPED. Ce « maillage » trouve des prolongements également au niveau de la région du Grand Sud-Ouest et plus particulièrement avec les CHU de Limoges et Toulouse autour de projets communs et de l’organisation d’un colloque annuel.
Contact : Valérie Berger, Infirmière cadre supérieur de santé - Mission Recherche paramédicale- 05-57-82-04-65 – valerie.berger@chu-bordeaux.fr


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Développer la recherche en soins infirmiers, de rééducation et médico-techniques

Le CHU de Dijon participe depuis sa constitution en 2008 au réseau “CHU promoteurs de recherche en soins”. Il a par ailleurs identifié en interne des actions favorisant la recherche dans le domaine paramédical.

Cette démarche se concrétise aujourd’hui dans le cadre de son Projet de soin, intégré au Projet d’établissement 2013/2017, au sein duquel le développement de cette mission universitaire a été inscrit afin de le rendre pleinement opérationnel.

Le CHU de Dijon ambitionne ainsi de structurer plus encore l’organisation de la recherche en soins infirmiers et paramédicaux et d’accroitre son développement. Il aspire notamment à promouvoir celle-ci de manière élargie auprès des équipes paramédicales. Pour prolonger cette impulsion, l’établissement est aujourd’hui partenaire de la 1ère journée interrégionale sur la recherche paramédicale qui se tiendra le 30 mai 2013 à Nancy .
Contact : Mélanie Matthey, Direction de la Communication – CHU de Dijon - 03 80 29 57 44 - melanie.matthey@chu-dijon.fr

chu limoges


La recherche infirmière et paramédicale, axe fort du projet d’établissement

Depuis septembre 2008, la recherche infirmière et paramédicale figure parmi les axes forts du projet d’établissement du CHU de Limoges. A son actif, cinq projets sélectionnés dans le cadre du PHRIP portant notamment sur la préservation de l’autonomie des personnes âgées démentes, l’efficacité de nouvelles techniques de massage ou sur le soulagement de la douleur lors du retrait de la poche d'urine ou lors de la réfection de pansement…

En janvier 2013, un DU Sciences infirmières et recherche paramédicale a vu le jour grâce à un partenariat entre le CHU et la faculté de médecine de Limoges et l’Institut Universitaire de Formation et de Recherche en Soins (IUFRS) de Lausanne dirigé par le Pr Diane Morin Infirmière Ph D.

Dans la région Grand Sud-Ouest, l’activité recherche paramédicale s’articule avec les CHU de Bordeaux, Limoges et Toulouse chaque année une journée lui est dédiée, la 3ème édition se déroulera à Toulouse le 29 novembre 2013 sur le thème : la recherche en soins, une nécessité pour des soins justes et conformes.
Contact : Pascale Beloni, Infirmière, Cadre Supérieure de Santé mission transversale : recherche paramédicale - CHU de Limoges - 05 55 05 69 92 - pascale.beloni@chu-limoges.fr


Des compétences valoriséeshttp://www.reseau-chu.org/uploads/pics/chu-marseille_01.jpg

A l’Assistance Publique – Hôpitaux de Marseille, la recherche infirmière se pratique depuis de longues années au sein d’équipes compétentes et engagées. Son rôle dans l’amélioration de la qualité des soins et la prise en charge globale du patient est désormais reconnu et valorisé.

En 2012, l’Université d’Aix-Marseille (AMU) a innové en créant le premier département universitaire des sciences infirmières, à la faculté de médecine. Grâce au travail du président d’AMU, le Pr Yvon Berland, les premières IDE ont obtenu leur master en sciences cliniques infirmières (bac+5). Cette reconnaissance des compétences des professions paramédicales est le fruit de la réforme engagée pour la valorisation de toute une profession.

Lors des 1ères Journées francophones de la recherche en soins, une infirmière clinicienne et une infirmière de l’équipe mobile soins de support et de soins palliatifs de la Timone présenteront leurs travaux sur la douleur et l’éducation thérapeutique en oncologie médicale.

Contact : Bastien Ripert, Chef de cabinet, Responsable Communication, Direction Générale - AP-HM - 04 91 38 27 19 - bastien.ripert@ap-hm.fr

Bientôt un doctorat de recherche en éducation thérapeutique et maladies chroniqueschu montpellier

Le CHRU de Montpellier dispose d'un groupe pluri-professionnel de recherche paramédicale constitué d'une quinzaine de membres dont la plupart sont titulaires d'un DU de recherche clinique. Ce groupe repère au sein des pôles les équipes qui souhaitent s'engager dans un travail de recherche, les oriente et les accompagne. Il est fortement soutenu dans les aspects méthodologiques par le Département d’Information Médicale et la Délégation à la Recherche Clinique et à l’Innovation.

A ce jour, une dizaine de PHRIP ont étés proposés et trois ont été retenus. Cette année 6 PHRIP seront déposés. 2013 verra aussi le lancement d’un appel d’offres interne ouvert aux paramédicaux. La promotion de cette activité passe aussi par l’organisation d’une journée régionale de recherche en soins, chaque année depuis 2010. Enfin, en lien avec l’Université de Montpellier 1, le CHRU prépare pour 2014 l'ouverture aux paramédicaux d'un master 1, master 2, Doctorat de recherche en éducation thérapeutique et maladies chroniques.  

Contact : Guillaume du Chaffaut, Directeur des Affaires Générales, de la Communication

et des Relations Internationales - 04 67 33 90 80 - g-duchaffaut@chu-montpellier.fr


logo chu de nancy


Promouvoir une culture recherche paramédicale au sein de la profession
Le 13 mai 2013, le CHU de Nancy convie les professionnels de santé à la 1ère journée interrégionale du Grand Est dédiée à la recherche paramédicale organisée en collaboration avec 9 établissements d’Alsace, Bourgogne, Champagne-Ardenne, Lorraine et Franche-Comté dont 4 CHU et un CHR ; une initiative portée par la direction des soins du CHU de Nancy qui conçoit la recherche paramédicale comme une composante à part entière de la profession. S’appuyant sur la dynamique initié par le premier appel d'offres PHRIP en 2010, Françoise Bruneaud, coordonnateur général des soins au CHU de Nancy, a confié à un groupe d’experts la mission de définir la politique et les grandes orientations stratégiques, piloter et collaborer avec les autres hôpitaux… Une démarche qui s’est traduite concrètement par l’inscription de la recherche paramédicale au projet de soins 2011 – 2015, la mise à disposition d’une adresse mail unique afin de faciliter les échanges d’idées, de projets et les innovations entre professionnels paramédicaux et médicaux du CHU et la formation des professionnels de santé à ce nouvel enjeu. A Nancy, l'ouverture de la communauté médicale est réelle et affichée : un représentant de la direction des soins siège en tant que membre au comité scientifique de la DRCI.

Contact : Laurence Verger, Direction de la Communication - CHU & Maternité Régionale Universitaire de Nancy - 03 83 85 14 78 - l.verger@chu-nancy.fr
chu nantes


Animer la recherche paramédicale en interne

Le CHU de Nantes a créé en mars 2012 une cellule « recherche paramédicale ». Placée sous l'autorité de la coordination générale des soins et constituée d'un cadre de santé et d'une infirmière spécialisée en pratique avancée à 50%, cette unité développe et promeut la recherche paramédicale.

Elle accompagne les équipes dans l'écriture de leur projet et facilite leur réalisation.
Dernièrement, la commission de soins infirmiers, de rééducation et médico-techniques a constitué une "sous commission recherche paramédicale" dont les missions essentielles sont d'animer, de développer et de promouvoir la recherche paramédicale au sein de l'établissement.
Un axe spécifique du projet de soin 2013-2017 « Développement des compétences et de la recherche paramédicale » permet de regrouper les différentes actions de promotion de la recherche : formations, séances de travail pluriprofessionnelles, organisation d’évènements…
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