Le bp brevet Professionnel de Préparateur en Pharmacie








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Ces cellules, plus grosses que les LB, sont de véritables usines à produire des anticorps (2000/s).
Les plasmocytes restent localisés au niveau des organes lymphoïdes mais les anticorps qu'ils synthétisent circulent dans le sang et peuvent atteindre tous les territoires de l'organisme (anticorps circulants).
 
3.1.2.LEUR NATURE
 
Ce sont des protéines complexes appelées aussi immunoglobulines. La molécule est en forme de Y.
 
3.2.L'HISTAMINE
 
Elle est libérée lors de la dégranulation des mastocytes. En se fixant sur ses récepteurs, elle entraine la réaction allergique, localement une réaction érythémateuse (rougeur de la peau), un œdème ; par voie générale une baisse de la tension artérielle (hypotension par vasodilatation), des spasmes des muscles lisses (les intestins, les bronches, l'utérus).
 
3.3.LES CYTOKINES
 
Ce sont des polypeptides synthétisées par les LB, les LT, les monocytes, les macrophages, les cellules NK. Ils sont les principaux médiateurs chimiques de l'immunité, elles permettent aux cellules de communiquer entre elles. Elles facilitent l'activation et la maturation des LB, des LT, des PN, des macrophages.
Elles sont responsables de la fièvre (interleukines 1) par action sur l'hypothalamus (centre thermorégulateur).
Les cytokines regroupent :
Les interférons, sécrétés dès que l'organisme constate une infection viraleLes interleukines, dont il existe 8 sortes (de Il1 à Il8)Les facteurs de nécrose des tumeurs (TNF) IV.IMMUNITE NON SPECIFIQUE
 
C'est, avec l'immunité spécifique, l'un des deux processus de résistance dont dispose l'organisme pour se défendre.
L'immunité non spécifique intervient spontanément et immédiatement car elle ne nécessite aucune reconnaissance du non soi pour se mettre en place. Différents facteurs, mécanique, chimiques, cellulaires (phagocytose), sériques (le système du complément), contribuent à l'immunité non spécifique.
Tous ces facteurs participent à la réaction inflammatoire qui est l'expression de l'immunité non spécifique.
 
1.LA BARRIERE CUTANEO-MUQUEUSE
 
La peau saine est infranchissable par la très grande majorité des bactéries, virus et champignons.
Les muqueuses, beaucoup plus fines, sont plus fragiles.
Peau et muqueuses sont des barrières qui s'opposent à la pénétration des antigènes par leur continuité, c'est-à-dire de manière mécanique, mais aussi de manière chimique par leurs sécrétions (larmes, salive, sécrétion acide de l'estomac, mucus de l'arbre bronchique, mucus nasal, mucus vaginal, sébum, flores commensales c'est-à-dire ayant un rôle biologique en empêchant la prolifération des bactéries pathogènes).
 
2.LES CELLULES PHAGOCYTAIRES ET LA PHAGOCYTOSE
 
2.1.LES CELLULES PHAGOCYTAIRES
 
Ce sont des globules blancs (PN neutrophiles et monocytes) attirés au point de pénétration de l'antigène. Les PN neutrophiles sont les premiers à migrer dans les tissus lors d'une pénétration locale d'un agent étranger, puis les monocytes circulant dans le sang gagnent les tissus où ils se transforment en macrophages.
Le déplacement et la migration des phagocytaires sont orientés par des substances chimiques appelées substances chimiotactiques : c'est le chimiotactisme.
Ces substances chimiotactiques proviennent du système du complément, des bactéries, des cellules lésées.
Les cellules phagocytaires quittent les capillaires sanguins et migrent dans les tissus après avoir traversé l'endothélium vasculaire : c'est la diapédèse.
Les PN neutrophiles et les macrophages vont alors ingérer et détruire l'élément antigénique : c'est la phagocytose.
 
2.2.LA PHAGOCYTOSE
 
2.2.1.LE DEROULEMENT
Adhésion des cellules phagocytaires (PN neutrophiles et macrophages) à la proie (antigène)Elle est indispensable. Elle est favorisée par des substances appelées opsonines qui sont des anticorps dits opsonisants ou par certains facteurs du complément. L'opsonisation est un processus par lequel un antigène est recouvert par une opsonine et qui favorise la phagocytose.
Ingestion ou endocytose de l'antigèneElle aboutit à la formation d'une vacuole appelée phagosome
Fusion de la vacuole avec les lysosomesLes lysosomes sont des organites intracellulaires bourrés d'enzymes qui provoquent la mort de l'antigène
Expulsion des déchets hors de la celluleLes macrophages ont également un rôle dans l'immunité spécifique : ils ne détruisent que partiellement l'antigène. Des fragments antigéniques sont associés aux molécules HLA et ce complexe antigène-molécules HLA est exprimé à la surface du macrophage qui le présente aux LT4.
En revanche, les PN neutrophiles détruisent complètement leur cible : ils n'ont aucun rôle dans l'induction de la réponse immunitaire spécifique.
 
2.2.2.LOCALISATION
 
La phagocytose peut s'effectuer dans certaines muqueuses (intestinale, pulmonaire), dans les organes de système immunitaire (rate, ganglions lymphatiques) et dans les tissus.
 
2.3.LE SYSTEME DU COMPLEMENT
 
C'est un groupe d'une vingtaine de protéines présentes dans le plasma sous forme inactive en l'absence de toute immunisation. Sous l'influence de signaux divers (complexes anticorps-antigène, produits bactériens ou viraux), ces protéines interagissent entre elles et donnent naissance à des composés actifs qui participent à la réaction inflammatoire.
Le SDC possède la faculté :
D'attirer les cellules phagocytaires vers le site inflammatoire (chimiotactisme).De neutraliser les virusDe détruire les cellules étrangères par lyse : action cytolytique sur la bactérie2.4.LES CELLULES NK
 
Elles interviennent de façon non spécifique sans immunisation préalable : elles lysent spontanément les cellules étrangères.
 
3.LA REACTION INFLAMMATOIRE
 
C'est la réaction tissulaire qui se produit lors d'une infection, d'une blessure, d'une lésion mécanique ou chimique, d'une irritation chronique ou de tout autres types d'agression.
Elle est non spécifique. Elle se développe dans le tissu conjonctif et elle mobilise les cellules du compartiment vasculaire (les cellules phagocytaires).
La réaction inflammatoire présente 4 symptômes caractéristiques :
RougeurChaleurŒdèmeDouleurCes signes sont dus à des événements très complexes qui entrainent :
Une vasodilatation des capillaires sanguins locaux (rougeur et chaleur). Elle favorise la diapédèse.L'augmentation de la perméabilité des capillaires sanguins avec passage de liquides du système circulatoire vers les tissus (œdème).La douleur, qui provient des lésions de neurones sensitifs locaux.Les substances chimiotactiques élaborées localement attirent les cellules phagocytaires vers le foyer inflammatoire. La réaction inflammatoire un signal d'alerte qui permet à l'organisme de mobiliser rapidement les cellules phagocytaires et ainsi de détruire les agents étrangers et empêcher la dissémination des bactéries dans l'organisme.
L'aspect néfaste de la RI est une destruction tissulaire locale et la formation de pus pouvant aller jusqu'à la nécrose.
La guérison se traduit par l'élimination de l'agent agresseur et la réparation des tissus lésés (cicatrisation avec intervention des fibroblastes).
  
V.L'IMMUNITE SPECIFIQUE
 
1.LES CARACTERISTIQUES
 
Elle complète l'action protectrice de l'immunité non spécifique. Elle se met en place après car elle fait intervenir les LB et les LT dont le recrutement et la différentiation mettent quelques jours.
 
1.1.L'IMMUNITE ACTIVE ET PASSIVE
 
1.1.1.L'IMMUNITE SPECIFIQUE PASSIVE
 
Il est possible d'apporter à un individu des anticorps préformés dans un autre organisme par injection de sérum (= sérothérapie). On a dans ce cas une immunité spécifique passive : il n'y a pas d'intervention du système immunitaire de l'individu (puisque les anticorps sont préformés). Il s'agit d'une immunité immédiate et passagère (environ 3 semaines) car elle correspond à la durée de vie des IgG.
Ex : injection de gammaglobulines antitétaniques à un individu blessé non vacciné ou l'immunité passive du nouveau né (nouveau né qui reçoit les anticorps de sa mère par voie transplacentaire pendant la grossesse et par le lait maternel pendant les premiers mois de sa vie)
 
1.1.2.L'IMMUNITE SPECIFIQUE ACTIVE
 
Elle résulte de la stimulation du propre système immunitaire de l'individu par un antigène.
On l'observe lors d'une maladie ou après une vaccination. Elle n'est pas immédiate mais elle entraine une protection durable car le système immunitaire garde en mémoire l'antigène avec lequel il a été en contact.
L'action du système immunitaire contre l'antigène se fait :
Soit par l'intermédiaire d'anticorps : c'est l'immunité à médiation humorale. Il y a apparition dans le milieu intérieur d'anticorps qui se lient spécifiquement aux antigènes ayant entrainé leur apparition. Ces anticorps sont sécrétés par des cellules issues des LB : les plasmocytes.Soit sans sécrétion d'anticorps mais avec l'intervention des LT8 : c'est l'immunité à médiation cellulaire (spécificité antigénique des LT8).1.2.LES CARACTERISTIQUES FONDAMENTALES DE L'IMMUNITE SPECIFIQUE
 
1.2.1.LA SPECIFITE
 
Les éléments de la réponse immunitaire spécifique (LB, LT et anticorps) ne réagissent qu'avec un antigène qu'ils reconnaissent spécifiquement et avec lui-seul.
 
1.2.2.LA RECONNAISSANCE SOI/NON SOI
 
Le système immunitaire ne réagit pas contre les éléments du soi, il ne s'attaque qu'aux éléments du non soi (sauf cas de maladies auto-immunes).
 
1.2.3.LA MEMORISATION
 
Le système immunitaire garde la mémoire d'un antigène avec lequel il a été en contact. Il réagit de façon plus rapide et plus importante lors d'un 2nd contact avec ce même antigène.
 
2.ANTICORPS ET IMMUNITE HUMORALE SPECIFIQUE
 
L'immunité humorale spécifique est la synthèse d'anticorps qui réagissent seulement avec l'antigène ayant provoqué leur formation.
 
2.1.DEFINITION ET STRUCTURE DES ANTICORPS
 
On appelle anticorps, ou immunoglobulines, des molécules glycoprotéiques (protéines sur lesquelles viennent se greffer des oses = sucres) capables de se lier spécifiquement avec un antigène.
Ils sont sécrétés par les plasmocytes.
Ils sont en forme de Y et tétracatenaires (4 chaînes : 2 lourdes et 2 légères).
La partie glucidique est portée par les chaînes lourdes.
Les chaînes sont reliées entre elles par des ponts disulfures.
 
On distingue cinq classes d'immunoglobulines qui se différencient par la structure des chaînes et par leurs propriétés biologiques :
Les IgM : ce sont les plus volumineuses et représentent 10% des Ig. Ils ne passent pas le placenta. Ils sont fabriqués en 1ers lors d'une infection. Ce sont des anticorps circulants et ils constituent les récepteurs membranaires des LB.Les IgG ou gammaglobulines : ce sont les anticorps les plus nombreux. Ils traversent le placenta. Ils sont fabriqués en 2nds lors d'une infection. Ce sont des anticorps circulants et sont des anticorps opsonisants.Les IgA ou immunoglobulines sécrétoires : ils représentent 10 à 20% des Ig. Ils sont présents dans les sécrétions notamment dans le lait maternel mais aussi dans la salive, la muqueuse intestinale et la muqueuse respiratoire dont ils assurent l'immunité.Les IgE : ils sont en petit nombre (moins de 1%). Ils sont fabriqués lors de l'allergie après introduction d'un allergène. Ils se fixent sur les mastocytes. La réintroduction de l'antigène entraine la libération d'histamine.Les IgD : ils représentent moins de 1% des anticorps. Leur rôle est mal connu. Ils constituent les récepteurs membranaires des LB.2.2.MODE D'ACTION DES ANTICORPS
 
2.2.1.FONCTION DE RECONNAISSANCE
 
La propriété de l'anticorps est de neutraliser l'antigène en se liant aux déterminants antigéniques grâce à son site de liaison (paratope).
Les anticorps reconnaissent de manière spécifique les déterminants antigéniques à l'origine de leur apparition.
 
2.2.2.FONCTION EFFECTRICE
 
La molécule d'anticorps présente plusieurs sites de liaison à l'antigène spécifique d'un côté (paratopes) et à certaines protéines du complément, et à des récepteurs membranaires des cellules phagocytaires de l'autre (région effectrice).
La formation du complexe antigène/anticorps appelé complexe immun est indispensable à la stimulation de la phagocytose et à l'activation du complément.
Les anticorps monoclonaux sont des anticorps actifs contre un seul déterminant antigénique. Ce sont des immunoglobulines rigoureusement identiques entre elles, issues d'un seul clone de LB activé en plasmocyte.
Les anticorps polyclonaux sont produits par plusieurs clones de LB activé en plasmocyte. Ils sont poly-spécifiques.
 
2.3.LA PRODUCTION DES ANTICORPS
 
Les anticorps sont synthétisés par les plasmocytes.
Ils n'apparaissent dans l'organisme que plusieurs jours après introduction d'un antigène.
Les cellules à l'origine des plasmocytes sont les LB.
Le déclenchement de la réaction immunitaire à médiation humorale s'effectue en 2 temps : ce déclenchement nécessite un premier signal faisant intervenir les LB et un second signal faisant intervenir les LT4 et les macrophages.
 
2.3.1.LE PREMIER SIGNAL
 
Les LB sont des cellules immunocompétentes capables de détecter et de se lier à un antigène spécifique grâce à leurs immunoglobulines membranaires. Ils possèdent, en effet, un seul type d'immunoglobulines membranaires capables de reconnaitre un seul déterminant antigénique.
La reconnaissance d'un antigène par les immunoglobulines du LB représente le premier signal indispensable à leur activation.
Ce signal est cependant insuffisant pour entrainer la différentiation des LB en plasmocytes.
 
2.3.2.LE SECOND SIGNAL
 
Les LT4 nés dans la moelle osseuse et qui achèvent leur maturation dans le thymus possèdent également des récepteurs protéiques.
Ces récepteurs reconnaissent les peptides antigéniques associés aux molécules HLA à la surface des macrophages.
Pour présenter ces peptides, les macrophages doivent phagocyter les protéines antigéniques, les digérer en partie pour les découper en peptides.
Ces derniers ainsi obtenus sont ensuite portés au niveau de la membrane du macrophage et présentés aux LT4 par l'intermédiaire des protéines du CMH (complexe majeur d'histocompatibilité).
L'activation des LT4 se traduit par une expansion ou une prolifération clonale, c'est-à-dire par mitose, c'est-à-dire une multiplication des LT4 qui sécrètent alors des messagers chimiques, les interleukines, responsables de l'activation des LB sélectionnés par le premier signal en plasmocytes.
Il y a donc coopération cellulaire entre les LT4 et les LB.
Une partie des LT4 activés devient des LT4 mémoire à vie longue (plusieurs mois voir plusieurs années).
L'activation des LB correspond à la naissance des plasmocytes qui vont sécréter des anticorps sériques. Ces Ig sériques ont la même spécificité que les Ig membranaires portées par le LB activé dont elles dérivent.
Une partie des LB donnent des LB mémoire à durée de vie plus longue.
Les interleukines constituent donc le second facteur indispensable à l'activation des LB.
Les anticorps produits par les plasmocytes sont déversés dans la lymphe et dans le sang en très grand nombre (environ 2000 par seconde). Ces Ig sériques ont pour rôle principal de se fixer spécifiquement sur les antigènes qui ont induit la réponse immunitaire.
Par ailleurs, les Ig sériques interviennent dans l'opsonisation (= adhésion du phagocyte à l'antigène) et dans l'activation du complément qui entrainent la lyse de la cellule porteuse du complexe immun.
 
2.4.LA REACTION ANTIGENE/ANTICORPS
 
2.4.1.CARACTERISTIQUES
 
Elle est spécifique.
Elle est comparée à un système clé/serrure. L'antigène et l'anticorps correspondant s'unissent sélectivement pour conduire à la formation d'un complexe immun.
L'antigène est alors neutralisé, il faut ensuite l'éliminer soir par phagocytose, soit par action du complément.
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