Partie I préambule théorique et méthodologique








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Chapitre III : Des apports intellectuels majeurs.

Les Grecs découvrent à leur manière le thème de la diversité des cultures et ce débat sur la relativité du sociale, sur la pluralité des cultures et de l’organisation du politique vont ré émerger au XVI° de façon majeure. C’est la Renaissance. Elle inaugure un nouvel humanisme : une nouvelle conception après la grande période médiévale ou l’on va développer la pensée de la condition humaine.

Premier facteur : l’Occident à partir de cette période s’ouvre à de nouveaux mondes ≠ Moyen Age. C’est l’époque des grands voyages, qui font découvrir une planète totalement ignorée, de nouvelles humanités, d’autres moyens d’être humain. Ils ont été rendus possibles par un certain nombre de progrès techniques. Quelques exemples : Magellan, Colomb blablabla… Cela créer un débat notamment sur le statut des amérindiens : sont ils des êtres humains ou des animaux qui y ressemblent ?

Deuxième facteur : on redécouvre la littérature la poésie et la philosophie antique qui avait été mise entre parenthèse par la tradition scolastique médiévale.

Troisième facteur : cette soif de connaissance qui émerge à la Renaissance = la volonté d’apprendre, constitutive d’une forme de liberté d’esprit. Des penseurs veulent aller au-delà du communément acquis, ils ne s’en contentent pas. C’est l’émergence de communauté intellectuelle qui voyage, qui circulent… Cette circulation intellectuelle est aidée par l’invention de l’imprimerie.

Quatrième facteur : la réforme protestante. C’est une révolution religieuse considérable lancée par Luther en 1517 dans un contexte d’effervescence anticléricale. Il y a une critique religieuse portée sur la richesse de l’Eglise, la corruption du Dogme… Cette réforme introduit le libre examen et la libre critique même des textes religieux. C’est une révolution sociale et religieuse. Elle autorise chaque fidèle à se faire l’interprète lui-même des textes bibliques et à devenir le prêtre de sa propre religion. Pour le protestantisme, la religion est strictement intime, de l’ordre de l’individu et pas de la communauté. Ils refusent toute médiation religieuse, c’est la naissance de l’individualisme. Elle sera à l’origine d’un processus d’intellectualisation : les protestants revendiquent un rapport modéré et personnel à la foi. Weber appelle cela le « désenchantement du monde » (by Lydie). C’est un début de laïcisation du monde (les défenseurs de la laïcité au XIX° sont tous protestants). Ils contribuent à faire de leur Dieu un dieu beaucoup moins facilement atteignable, beaucoup plus inaccessible aux prières et aux sacrements. Il n’est accessible que par un rapport d’intellectualisation sophistiqué.

Cinquième facteur : c’est une révolution dans l’ordre cosmologique. La fin du géocentrisme et la découverte de l’héliocentrisme par Copernic. Deux autres vont prendre la relève : Kepler et Galilée.

On peut caractériser la pensée de la Renaissance par 3 principes :

  • C’est d’abord une forme de dépaysement dans l’Histoire, on se réapproprie l’héritage Antique et un dépaysement géographique.

  • C’est une forme de décentrement. C’est le décentrement de l’humanité chrétienne par rapport à d’autres humanités de la Terre par rapport à l’univers.

  • C’est une révolution plus globalement de l’esprit caractérisée par l’affirmation du libre examen et de la critique.

Pourquoi cette volonté de savoir est elle révolutionnaire ? Vouloir comprendre le monde, la société ca a été pendant des siècles une démarche inutile voire même comme un sacrilège parce que pendant des siècles les penseurs ont réfléchit en pensant que la monde obéissait à un projet divin. Les choses de la nature ne pouvaient pas faire l’objet d’une réflexion. Toute nécessité de comprendre était forcement prise pour une contestation du Dogme.

A partir de cette période émerge un changement d’attitude vis-à-vis de la connaissance et c’est dans ce cadre que l’on peut comprendre la volonté d’étudier non seulement la Nature mais aussi de soumettre le social à un examen critique objectif.

  1. De la Renaissance aux Lumières.


L’histoire pré-disciplinaire des sciences sociale passe par un certain nombre d’étape que nous allons étudier.

  1. L’émergence de théories politico-séculières.


La première de ces phases c’est l’émergence de conception moderne de l’Etat et du Droit. Le fait qu’historiquement des théories du Droit et de l’Etat apparaissent participe d’une réflexion sur le social. ON va voir apparaître à partir du XVI° siècle des théories politico-juridiques qui vont réfléchir d’une certaine façon sur le social. Elles vont être amenées en réfléchissant sur l’Etat à la question de qu’est ce que la société ? Ces théories vont tendre à légitimer une conception moderne de l’Etat. Il apparaît comme une institution souveraine, auquel le sujet doit se soumettre. C’est une institution impersonnelle, elle n’est plus la propriété du souverain. C’est une réflexion séculière sur la société, l’Etat, les rapports des individus.

Un des premiers théoriciens de l’Etat modernes est Jean Bodin avec sa théorie de l’absolutisme à mettre en lien avec les évolutions politiques de l’époque. Elle a été portée par la noblesse d’Europe, ils veulent être les théoriciens de l’Etat, fonder des nouveaux pouvoirs qui justifient la primauté du Roi. Elle permet de légitimer la domestication des sujets, pour que le Roi soit absolu.

Autre auteur : Machiavel. C’est le penseur important du politique (1469-1527). Il fait la promotion de la nécessaire scission du politique et du religieux. Il est témoin du processus d’autonomisation de la sphère étatique. Il va penser le politique dans le sens le réfléchir méthodiquement. Cf. Le Prince. Son projet au départ est très intéressé : il veut par ce livre justifier de son expérience dans les affaires d’Etat afin de gagner les faveurs des Médicis pour qu’ils le reprennent. Ce n’est pas un livre de philo politique mais bien de technique politique, de mécanique. Il veut élucider comment faire la conquête, conserver et accroitre le pouvoir. Il l’étudie avec un regard détaché, pragmatique. A quelles règles un prince doit il se conformer s’il veut réussir sa mission ? Ce livre est important parce qu’il opère une distinction fondamentale entre ce qui devrait être et ce qui est. Entre le prescriptif et le descriptif. Machiavel cherche à décrire des faits. Il est dans un rapport positif à la production intellectuelle.

Autre courant déterminant : les théories économiques.

  1. L’avènement de théories économiques.


Auteur : Antoine de Montchrestien. Il écrit un traité d’économie politique. Avec lui, la question de l’économie ne se réduit plus à la seule question des richesses produites par les maisons nobles. Au contraire, il a la volonté de penser l’économie dans un cadre plus global, d’en faire une question une chose publique. Il chercher à monter en généralité par rapport à l’étude des richesses.

D’autres auteurs sont aussi à envisager : Cantillon et De Quesnay.

Ils sont d’avantage connu parce qu’ils contribuent au fondement du libéralisme économique et d’une doctrine de l’ordre sociale. De Q. c’était le médecin de Louis XV, protégé de la Pompadour et a coté de ses activités de la cour il a dressé une théorie de l’économie. On estime que c’est le premier grand penseur de l’économie moderne. Il est sans aucun doute un des grands qui va poser les cadres de l’idéologie du libéralisme. C’est un physiocrate. La pensée physiocratique :

  • Les physiocrates se caractérisaient par une opposition farouche au mercantilisme = la politique interventionniste de Colbert. Ils sont contre l’idée d’un Etat interventionniste.

  • Pour les physiocrates il existe un ordre naturel qui a été voulu par Dieu et si les hommes veulent atteindre le bonheur, la réalisation de leur souhait il faut qu’il se conforme à ce dessein divin. Si les hommes respectent ça, non seulement ils pourront atteindre le bonheur mais la prospérité des nations sera assurée. Une société est d’autant plus parfaite qu’elle est reste et se développe dans le cadre des prescriptions naturelles. Cet ordre naturel tendra à un équilibre harmonieux pourvu que les individus soient laissés libres d’agir selon leur strict intérêt. Il faut donc respecter la liberté des individus et la propriété. Ce qu’il découvre e défend c’est cette idée que chaque individu est guidé par son intérêt personnel, et que l’intérêt de chacun s’accordera avec les intérêts de tous. Il en fait une théorie de l’ordre social.

Il va énoncer un certain nombre de principes d’actions : « Il n’y a qu’à laisser faire ». Si vous laissez des individus libres d’agir comme ils veulent, ils vont réaliser spontanément l’ordre économique le meilleur et la société la plus parfaite. Au fond les seuls acteurs éco qu’il reconnait ce sont les individus. Sa théorie draine une conception de la vie en société. Il valorise l’idée du calcul individuel, et s’accroche à l’idée qu’on n’a pas besoin de volonté, de contrat social mais que l’intérêt se suffit à lui même.

Pour cette économie, la société c’est le lieu des besoins et des intérêts, c’est le lieu de relations d’échanges. Si la société n’est que cela, elle ne peut pas être conçue comme le produit d’un contrat. Au fond, au contrat de Rousseau s’oppose le marché. C’est le substitut de ce que les philosophes pensent en termes de contrat. Le marché c’est l’instance fondamentale de la régulation du jeu social. Du même coup, avec ces théories économique, passe au premier plan l’économie devant le politique. Ils défendent une conception inégalitaire de la société, pour eux elles sont nécessaires et bénéfiques à chacun.

Pour conclure sur les physiocrates, en termes de morale philosophique, plus besoin de vertus classiques, le seul intérêt tenant lieu de vertu. L’économie se substitue à la morale.

  1. Conclusion et anticipation.


Trois stades peuvent être distingués dans l’histoire pré-disciplinaire de la société : les théories sociales séculières, dans les années 1730-1775 avec pour représentants éminents Montesquieu et Rousseau. Ils vont dire des choses très intéressantes du champ social. Au centre de leur travaux, il va y’avoir une vigilance, une curiosité sur un thème particulier : la différenciation et l’interdépendance sociale. Cette thématique est au cœur même de leurs travaux. Ils vont interroger de fait que la société n’est homogène mais faite de groupements distincts qui ne sont pas qu’un tout. Ils font du social un lieu de différenciation. On est vraiment dans une période de sécularisation : ils ne font pas appel à des motifs religieux. Deuxième stade : l’émergence d’une problématique scientifique appliquée au champ social. Il apparaît une volonté d’envisager plus scientifiquement le social. Cela se joue entre 1775 et 1814 avec une figure marquante : Condorcet. C’est la phase de scientifisation. Troisième étape : de 1814 à la moitié du XIX°, qui est la période pendant laquelle on va assister à l’émergence de véritables théories sociales et avec un semblant de mise en discipline. Non seulement on va avoir des théories plus construites qui mobilisent des techniques et des méthodes, mais on commence à se penser comme une discipline à part. Pour la France la figure marquante c’est Auguste Comte, pas tant pour ses analyses sociologiques mais parce qu’il est intransigeant dans cette idée que la science de la société se doit d’être une science.

  1. XVII et XVIII° siècles : la société comme contrat.


Quelle était l’organisation des sociétés à ce moment là ? Elle reste une société traditionnelle, i-e communautaire dans son organisation (village) et religieuse dans son mode connaissance. Au niveau local, l’autorité revenait au plus ancien. Au niveau global, l’autorité émanait des institutions séculières (la noblesse et la monarchie) et des institutions religieuses. Il sera remis en cause par :

  • La montée du rationalisme, d’une soif de connaissance et d’une envie de comprendre.

  • La montée de l’individualisme.

Le mouvement qui porte ces deux revendications c’est le mouvement des Lumières qui contribue à ébranler l’ordre social. Ils contestent les deux piliers essentiels de la société :

  • La prédominance du collectif sur l’individu.

  • La religion. Au nom de la raison il conteste cette omniprésence de la religion.

  • L’homme devient un objet d’interrogation.

D’où la passion de ces hommes pour toutes les sciences et les connaissances qui est à l’origine de l’encyclopédie. Le projet des encyclopédistes c’est en 17 tomes de faire un état des lieux de toutes les connaissances de manière systématisée.

Deuxième variable : la Révolution française qui va contester cet ordre.

Au cours de ces siècles on voit se développer des théories qui ont pour objectif de penser les liens entre les individus ; entre les individus  l’autorité politique, le social. Elles sont restées sous le jargon du « Contrat social ». Ces théories défendent l’idée que les sociétés à l’origine sont fondées sur un contrat entre les individus, qui les relie. Ils sont autonomes et par nature libres et égaux. Il y a un consentement des individus à être ensemble. Ce qui veut dire que la société est un ordre artificiel, d’une création volontaire et non pas d’un phénomène naturel. Ils auraient crée un contrat, un pacte mutuel. Tous les penseurs du contrat vous disent que ce pacte initial a permis le passage de l’état de nature a l’état de culture. L’idée de contrat social se présente sous deux formes distinctes

Le postulat de base de la pensée contractualiste c’est que la société civile, le monde social n’est pas un phénomène naturel mais une création volontaire et artificielle des hommes. C’est la conséquence de la volonté du vivre ensemble, de se mettre ensemble autour d’un pacte, d’une convention à partir de laquelle émerge les lois. C’est le moyen qu’ils se sont donné d’aller de l’état de nature à l’idée de culture.
Il se présente sous deux formes différentes : le CS proprement dit, comme une convention entre des hommes enfin de ne pas se nuire les uns aux autres.

  • Les théories qui vont envisager le CS comme uniquement un pacte d’association. Comme une convention que les hommes ont décidé d’établir pour ne pas se nuire les uns aux autres. C’est un pacte de protection. Dans ce pacte, les hommes renoncent à une partie de leurs droits naturels et obtiennent en échange des droits civils et de la protection. C’est une association de sécurité mutuelle. C’est un univers qui les sécurise et les protège.

  • Les théories du contrat social qui vont plutôt s’intéresser au rapport gouvernant  gouvernés. Celui qui est passé entre les gouvernés, la collectivité populaire et les autorités politiques, les gouvernants et les chefs. Avec cette idée que les chefs sont donc les personnes qui ont de l’autorité politique à une condition : de veiller à la sécurité des individus. Les gouvernés délèguent leur souveraineté et en contre partie reçoivent des droits civils.

C’est un contrat de gouvernement, les auteurs se préoccupe tout particulièrement de la convention passée entre des gouvernés (peuple, citoyens) et des gouvernants (autorités). Les chefs vont avoir entre leurs mains une autorité légitimée, souveraine, à charge pour eux d’assurer certains devoirs notamment de veiller au bien public, collectif, et à la sécurité de tous. En contrepartie de cette mission de service public, les gouvernés s’engagent à obéir.
Trois philosophes importants de ces théories :

  • Thomas Hobbes, 1588-1679 « Le Léviathan » 1651. Sa pensée s’organise sur plusieurs points :

  • Il critique systématiquement l’idée d’Aristote qui définit l’homme comme un animal politique, fait pour vivre en société par naissance. L’homme n’est pas par nature citoyen, il n’a pas d’intérêt à rechercher ses semblables sauf par pur intérêt. « l’homme est un loup pour l’homme ». La condition naturelle de l’homme c’est la guerre de tous contre tous et la Nature est le lieu de l’égalité dans la guerre, dans l’opposition. Tous les hommes convoitent les mêmes choses.

  • C’est un été d’égoïsme. Le monde de la nature est le monde du plus fort, de l’égoïsme. C’est donc un équilibre instable, inconfortable et dangereux. Les positions qu’on occupe sont précaires. Personne n’est sure de dominer tout le temps.

  • C’est parce qu’il y a cette guerre permanente, que les individus sont égoïstes et intéressé qu’on trouve le principe de la société civile. Les hommes veulent sortir de cet état misérable et le seul moyen c’est que chaque individu consente à se dessaisir d’une partie de ses droits, de sa puissance. Il le fait en renonçant ou en le transmettant à une autorité supérieure, à un souverain doté de tous les pouvoirs et de droit illimités, c’est le fameux Léviathan. Ce n’est pas seulement un roi mais la toute puissance publique. C’est la machine monstrueuse crée artificiellement par la volonté des hommes, c’est l’Etat. Ils se dépossèdent de leur égalité naturelle pour accéder à la paix. Au fondement de la société civile chez Hobbes il y a l’abandon à un souverain total, absolu.




  • Autre philosophe : John Locke (1632-1704). Il est amené à réfléchir sur le politique, sur les origines et les finalités du gouvernement et est confronté à l’idée d’état de nature. C’est quelqu’un qui défend la révolution britannique qui a instauré la monarchie parlementaire. Elle limite dès cette époque là le droit du souverain en instituant des garanties contre l’arbitraire royal. Il écrit « Traité du gouvernement civil » 1690 dans lequel il condamne tous les absolutismes et développe sa réflexion philosophique sur l’autorité politique. Contrairement à Hobbes, Locke dit que l’état de nature c’est au contraire un état de paix et de liberté, d’égalité, régi par un droit naturel inné et naturel. L’homme chez Locke est originellement un être social. Cependant, rien ne garantit que toutes les personnes vont respecter ce droit et jouer le jeu. C’est pour ça que les hommes préfèrent quitter l’état de nature pour l’état civil et social. Dans cette optique d’être protégé et sécurisé, ils décident de confier à un gouvernement le droit de juger et de légiférer à la place du peuple. D’après Locke, le gouvernement civil c’est le dépositaire par excellence de la confiance des gouvernés. Le gouvernement est « responsable » de la confiance du peuple et respecte ces droits naturels et ces libertés en son nom. Il avancera d’ailleurs le droit de la résistance du peuple, de révolte si cette confiance a été abusée.




  • Troisième auteur : Rousseau 1712-1777.


C’est LA figure emblématique des théoriciens du contrat ; c’est la théorie la plus aboutie et achevée et celle qui produit le plus d’effets politiques et pratiques.

Premier ouvrage : « Le discours sur l’origine et le fondement de l’inégalité parmi les hommes » 1755. « Du contrat social ou principes du droit politique » 1762. Toute sa conception repose sur l’idée de la prédominance de l’individu et des droits qu’il a, naturels. Pour Rousseau les droits naturels sont la liberté qui est pour lui inaliénable, à aucun moment rien ne peut justifier qu’on porte atteinte à la liberté naturelle. Le deuxième droit c’est l’égalité. Par contre, il pointe tout de suite que l’ordre social lui ne vient pas de la Nature. Il est fondé sur des conventions. Le problème fondamental auquel est confronté Rousseau est exprimé par une phrase : « trouver une forme d’association qui défende et protège de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé et par laquelle chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui-même et reste aussi libre qu’auparavant. » Quelle est la meilleure société qui puissent rendre compatibles des règles de vie communes sans violer la liberté et l’égalité fondamentales et naturelle de l’homme ? Il va dans ses ouvrages traiter du pacte d’association ET du pacte de soumission. A la différence d’Hobbes, Rousseau dit que le peuple ne va pas donner une partie de la liberté à une super puissance au delà des individus, mais que la souveraineté réside précisément dans l’association, dans le corps social. Par le contrat pour Rousseau, chaque individu renonce à sa liberté et son égalité non pas pour se soumettre à un souverain mais pour se soumettre à la volonté générale, à la collectivité, au peuple. Le corps moral est collectif, il va gérer cette souveraineté. La volonté générale est la somme des volontés particulières. Le contrat chez Rousseau est conclu par des individus libres et égaux dans des termes où ils le demeurent et ou la seule supériorité reconnue est celle de la volonté générale.

Mais on assiste à un renversement, un changement dans la philosophie de Rousseau. Au début il y avait une domination de l’individuel sur le social. Petit à petit, il en vient à affirmer la primauté du social sur l’individuel. Prédominance du collectif. C’est la société comme corps social qui a une prédominance sur les individus, qui s’impose à vous, de manière absolue aux volontés individuelles. Il faut arriver à se mettre sous le règne de la volonté générale. Au fond, cette grande association, communauté, est fraternel. Il développe une vision communautaire du social comme amitié des individus qui se sont mutuellement choisis : utopie fraternelle politique qui a beaucoup compté dans la politique française. Le véritable pacte social chez Rousseau c’est la réciprocité complète. C’est une lecture plus politiste. Il va valoriser le « nous » qui doit se donner à voir par une communication complète, une transparence réciproque des consciences. Il souhaite généraliser l’amitié fraternelle. C’est un véritable renversement. Il reste cependant défenseur de l’individualisme et notamment dans sa farouche promotion de la démocratie directe qui est un moyen de sauvegarder les droits inaliénables de l’individu. Pour Rousseau il n’ya a pas de vie sociale sans contrainte sociale. Le CS est un instrument de régulation sociale, les individus lui confient la tâche des les réguler.
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