Pierre tambourin extrait du rapport de Noëlle lenoir








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date de publication19.10.2016
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Pierre TAMBOURIN Extrait du rapport de Noëlle LENOIR

Directeur Général


QU’EST-CE QU’UNE SOCIETE DE BIOTECHNOLOGIE ?
I – Le champ d’activité des biotechnologies
Par définition, les biotechnologies se réfèrent à l’ensemble des méthodes ou des techniques qui utilisent des éléments du vivant (organismes, cellules, éléments sub-cellulaires ou molécules du vivant) pour produire des biens ou rendre des services. On peut aussi les considérer comme une discipline qui s’intéresse aux applications industrielles des connaissances acquises en sciences du vivant, associées ou non à d’autres technologies.
Les applications des biotechnologies concernent surtout le domaine de la santé humaine (nouveaux médicaments, thérapie génique et cellulaire, vaccins, tests diagnostics, cellules souches, médecine régénérative, etc…). Mais bien d’autres domaines font d’ores et déjà appel, et feront de plus en plus souvent référence aux biotechnologies : l’agroalimentaire humaine et animale, l’agronomie (zootechnie, productions végétales, protection des cultures), l’agrochimie, la chimie fine, la chimie industrielle lourde, le monde des matériaux, l’industrie des pâtes et papier, les éco-industries, l’informatique, la cosmétique…

II – Qu’est-ce qu’une société de biotechnologie ?
Les entreprises de biotechnologies, au sens de ce rapport, ne concernent pas les activités traditionnelles (fabrication de pain, de bière, de vinaigre de vin, etc…). Elles regroupent principalement celles qui utilisent des méthodes et des techniques innovantes, issues de recherches menées récemment en biologie, mais aussi dans d’autres domaines comme les sciences pour l’ingénieur. Une grande majorité utilise peu ou prou les techniques du génie génétique, mais pas uniquement. Beaucoup d’autres vont au delà et font largement appel à l’informatique, à la chimie et à l’ingénierie classique. Les développements récents des techniques de la biologie à grande échelle obligent en effet nombre de ces entreprises à recourir à une informatique très poussée.
Start-up (jeune pousse)
Société à fort potentiel de croissance lié au secteur des nouvelles technologies et faisant appel au capital risque pour financer son développement.

Structure à un stade initial de développement, donc très jeune, très ambitieuse, à très fort potentiel de croissance, sa survie dépend très souvent de la rapidité avec laquelle elle va pouvoir se développer. Au départ, elle ne fait généralement pas de profit ni même de véritable chiffre d’affaires. En revanche, son activité, souvent très proche encore de la recherche et du développement, en particulier dans le domaine des biotechnologies, nécessite pendant un temps parfois très long (entre 5 et 10 ans) des apports financiers importants qu’elle acquiert au cours de cycles successifs de financements conduits auprès de business-angels puis de capitaux-risqueurs.

Spin-off ou essaimage industriel
Pratique par laquelle une entreprise incite ses salariés à créer leur propre entreprise. Il s’agit donc d’une nouvelle structure créée par une société mère pour externaliser une activité. Cette structure est généralement une start-up à fort potentiel de croissance, mais pas toujours. L’essaimage à froid répond à une volonté de l’entreprise de favoriser un projet à long terme, l’essaimage individuel survient plutôt à l’occasion d’une restructuration ou d’un changement de stratégie de l’entreprise mère. Dans le cas de spin-off, il y a participation active de la société mère dans la société fille par une prise de participation en capital (souvent majoritaire et durable) de la nouvelle structure. Il y a aussi un transfert d’actifs de la société mère vers la société fille.
Spin-out ou essaimage individuel
Nouvelle structure créée sur la base d’actifs de la société mère sans qu’il y ait participation au capital, ou une participation minoritaire et limitée dans le temps, de la nouvelle structure par la société mère. Cette création d’une nouvelle entité n’est pas basée sur une stratégie industrielle de la société mère, mais plus souvent sur la base d’une initiative individuelle.
Business-angel (investisseur providentiel)
Investisseur privé, intervenant souvent au démarrage d’un projet de start-up. Le plus souvent, il s’agit d’anciens chefs d’entreprise ayant vendu leurs actions en réalisant au passage une confortable plus value. Ils décident de consacrer une partie de ces moyens, mais aussi leur expérience, à aider de jeunes créateurs sur le plan financier, et dans la gestion et la stratégie de développement de la jeune entreprise. Ils interviennent généralement très tôt, au début de la vie du projet (investissement inférieur à 1 M€ : généralement entre 0,1 et 1 M€).
Capital de pré-amorçage, seed-capital, amorçage
Première étape, souvent essentielle, de financement d’une start-up. Ces fonds financent les premières études de faisabilité, de positionnement, de propriété industrielle et, si nécessaire, la fabrication d’un prototype qui conduiront ensuite, éventuellement, à la création et au lancement du véritable projet. A ce stade, la participation du secteur public est encore nécessaire et légitime. Il s’agit de créer de la valeur autour d’un projet encore très immature.
Capital de proximité – love money – prêts d’honneur
Appel aux proches pour apporter les premiers fonds.
Capital-risque
Capital apporté par des fonds spécifiques destinés à poursuivre le travail de recherche et de développement au sein de la start-up. Ce secteur était insuffisamment développé en France jusqu’en 1998. Il est en plein développement et renouvellement, à la fois des financeurs et des équipes. A côté d’acteurs privés ou publics anciens (Sofinnova, Atlas Venture, la Caisse des Dépôts, les sociétés régionales de capital-investissement, les FCPI, les FCPR, etc…), on trouve de nouveaux acteurs comme les grandes entreprises.


Capital développement
Destiné à conquérir un marché et développer notamment les efforts commerciaux, de préférence à l’échelon international.
Business plan – Plan d’affaire
Document établi par les créateurs et destiné à convaincre des investisseurs, principalement du capital-risque, du fort potentiel de développement de l’entreprise.
Incubateur
Structure ayant vocation à favoriser l’émergence de projets de création d’entreprises de technologie innovante. Un incubateur situe son activité au plus près des laboratoires de recherche et aide le porteur de projet sur tout le parcours de la création, en général «du premier jour au premier tour». Un incubateur travaille en étroit partenariat avec les établissements publics de recherche, les établissements d’enseignement supérieur, mais aussi les industriels. Leur rôle est multiple : détection et évaluation des projets, soutien financier du créateur, hébergement, soutien logistique, formation des créateurs, etc...
Pépinière
Bâtiment d’accueil de jeunes entreprises où sont mutualisés un certain nombre de services. Les pépinières pour entreprises de biotechnologie doivent être conçues comme de véritables instituts de recherche avec des zones communes partagées par les entreprises (laverie, animalerie, salles machines).

III – Les divers types d’entreprises de biotechnologie et leur devenir
Les sociétés de biotechnologie peuvent se développer selon deux orientations principales.
1) Orientation produit
L’entreprise se propose de commercialiser à terme un produit qui peut être un médicament, un vaccin, une protéine thérapeutique, un nouvel appareil, un test diagnostic, une substance d’intérêt industriel, etc.... Le destin naturel de ces entreprises est soit de disparaître en cas d’échec, soit d’être acheté en cas de succès par une grande entreprise, ou bien encore de devenir elle-même une très grande entreprise pharmaceutique ou agroalimentaire (ou autre).
2) Orientation procédé
L’entreprise dispose d’une technicité qui se caractérise par le montage d’une plateforme technologique, par exemple en génomique et en post-génomique, et qui lui permet de réaliser plus efficacement une opération soit coûteuse, soit techniquement difficile (génotypage, optimisation de vecteurs, diagnostics, amélioration des plantes, recherche de gènes de prédisposition pathologique, optimisation de micro-organismes, traitement de pollutions, etc…). Ces entreprises doivent, plus que d’autres, remettre en cause régulièrement leur stratégie et leur projet de développement, les techniques utilisées étant rapidement obsolètes. Elles ont donc, pour améliorer ces technologies, besoin de fonds importants mais n’ont pas nécessairement vocation à accéder au marché.

IV – Les nouveaux paradigmes, les nouvelles alliances, les nouveaux partenariats
Il fut un temps, pas si éloigné, où les grands de l’industrie développaient la totalité de leurs activités de recherche en interne. Il s’agissait de secrets très stratégiques, jalousement gardés. L’apparition d’entreprises de biotechnologie, disposant de plateformes technologiques très performantes et de projets de développement de médicaments de nouvelle génération, a bouleversé le processus d’innovation dans le monde de l’industrie pharmaceutique et dans d’autres domaines.
D’une façon générale et forcément schématique, les grandes entreprises développent toujours des activités de recherche en interne. Mais elles externalisent de plus en plus souvent ces activités et deviennent par nécessité des intégrateurs de compétences externes, que ce soit en recherche, en développement pré-clinique et clinique ou en production. De ce point de vue, une société de biotechnologie n’est plus nécessairement conçue pour accéder au marché. Elle peut avoir comme seule vocation de s’associer à des partenaires industriels en leur apportant une compétence et une créativité qui leur fait défaut.
Progressivement, prenant en compte cette évolution et ces besoins, les entreprises de biotechnologie se sont spécialisées : sociétés de recherche de nouveaux produits, de nouvelles cibles, sociétés de technologie, sociétés de découverte de gènes, sociétés de génomique, sociétés de production à façon de recherche et développement.
Les laboratoires académiques jouent, dans ce paysage, un rôle crucial. Ils peuvent tout aussi bien générer de nouvelles start-up à partir de leurs propres résultats, renforçant par là leur potentiel ; ils peuvent s’allier aux couples Big Pharmas / entreprises de biotech pour participer à de nouvelles recherches. Ils peuvent enfin reprendre à leur compte certaines recherches abandonnées par ces biotechs pour des raisons de stratégie industrielle.
On conçoit mieux, à partir de cette description, les raisons qui conduisent à la naissance progressive de clusters où se retrouvent, sur un même site, ces trois partenaires principaux, sans oublier les satellites souvent essentiels que représentent les entreprises de production à façon de produits intermédiaires.
Genopole Evry fut d’ailleurs conçu pour favoriser la création d’un tel cluster à partir d’un ensemble de recherches génomiques (le laboratoire Généthon, le Centre National de Séquençage, le Centre National de Génotypage et Infobiogen), une Université nouvelle et un parc de jeunes entreprises que viennent aujourd’hui compléter quelques grands de l’industrie pharmaceutique et agroalimentaire.

Pierre TAMBOURIN



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